« "Nous sommes en guerre", et en guerre contre un ennemi si puissant que toute autre discorde et tout autre conflit seraient des actes de sabotage et de désertion: on n’a le droit d’en venir à la grève générale que pour protester contre le terrorisme.
Le terrorisme et « l’état d’urgence » permanents, un état d’urgence et de « vigilance », voilà les seuls problèmes, ou du moins les seuls auxquels il soit permis et même fortement recommandé de se consacrer.
Tout le reste n’existe pas, et doit être oublié, en tout cas doit être tu, remisé, refoulé dans l’inconscient social, devant la gravité de la question de l’ « ordre public ».
[...]
Tous les groupuscules terroristes secrets sont organisés et dirigés selon une hiérarchie clandestine même pour les militants de la clandestinité, hiérarchie qui respecte parfaitement la division du travail et des rôles propre à cette organisation sociale: en haut on décide, en bas on exécute.
L’idéologie et la discipline militaire préservent le vrai sommet de tout risque, et la base de tout soupçon.
Chaque service secret peut s’inventer un sigle « révolutionnaire » et exécuter un certain nombre d’attentats, bien diffusés par la presse, sur lesquels on fixera habilement un petit groupe de militants naïfs, qu’il dirigera avec la plus grande désinvolture.
Mais dans le cas d’un groupuscule terroriste apparu spontanément, il n’y a rien de plus facile au monde, pour les corps séparés de l’État, que de s’y infiltrer, grâce aux moyens dont ils disposent et à l’extrême liberté de manœuvre dont ils jouissent, de se faire prendre en considération par le sommet originel, et de s’y substituer, aidés soit par des arrestations déterminées effectuées au bon moment, soit par l’exécution des chefs originels, ce qui arrive en général dans un conflit armé avec les « forces de l’ordre », prévenues de telle opération par leurs éléments infiltrés.
Dès lors, les services parallèles de l’État disposent selon leur bon plaisir d’un organisme parfaitement efficace, formé de militants naïfs ou fanatiques, qui ne demande rien d’autre qu’à être dirigé.
Le groupuscule terroriste d’origine, né des mirages de ses militants sur les possibilités de concevoir une offensive stratégique efficace, change de stratèges et ne devient rien d’autre qu’un appendice défensif de l’État, qui le manœuvre avec la plus grande agilité et la plus grande désinvolture, selon les nécessités du moment, ou selon ce qu’il croit que sont ses nécessités.
Gianfranco Sanguinetti, Du Terrorisme et de l'État, 1979
Le terrorisme et « l’état d’urgence » permanents, un état d’urgence et de « vigilance », voilà les seuls problèmes, ou du moins les seuls auxquels il soit permis et même fortement recommandé de se consacrer.
Tout le reste n’existe pas, et doit être oublié, en tout cas doit être tu, remisé, refoulé dans l’inconscient social, devant la gravité de la question de l’ « ordre public ».
[...]
Tous les groupuscules terroristes secrets sont organisés et dirigés selon une hiérarchie clandestine même pour les militants de la clandestinité, hiérarchie qui respecte parfaitement la division du travail et des rôles propre à cette organisation sociale: en haut on décide, en bas on exécute.
L’idéologie et la discipline militaire préservent le vrai sommet de tout risque, et la base de tout soupçon.
Chaque service secret peut s’inventer un sigle « révolutionnaire » et exécuter un certain nombre d’attentats, bien diffusés par la presse, sur lesquels on fixera habilement un petit groupe de militants naïfs, qu’il dirigera avec la plus grande désinvolture.
Mais dans le cas d’un groupuscule terroriste apparu spontanément, il n’y a rien de plus facile au monde, pour les corps séparés de l’État, que de s’y infiltrer, grâce aux moyens dont ils disposent et à l’extrême liberté de manœuvre dont ils jouissent, de se faire prendre en considération par le sommet originel, et de s’y substituer, aidés soit par des arrestations déterminées effectuées au bon moment, soit par l’exécution des chefs originels, ce qui arrive en général dans un conflit armé avec les « forces de l’ordre », prévenues de telle opération par leurs éléments infiltrés.
Dès lors, les services parallèles de l’État disposent selon leur bon plaisir d’un organisme parfaitement efficace, formé de militants naïfs ou fanatiques, qui ne demande rien d’autre qu’à être dirigé.
Le groupuscule terroriste d’origine, né des mirages de ses militants sur les possibilités de concevoir une offensive stratégique efficace, change de stratèges et ne devient rien d’autre qu’un appendice défensif de l’État, qui le manœuvre avec la plus grande agilité et la plus grande désinvolture, selon les nécessités du moment, ou selon ce qu’il croit que sont ses nécessités.
Gianfranco Sanguinetti, Du Terrorisme et de l'État, 1979
« On constate inévitablement l’élargissement d’une couche périphérique de petit terrorisme sincère, plus ou moins surveillé, et toléré momentanément, comme un vivier dans lequel on peut toujours pêcher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau; mais la "force de frappe" des interventions centrales n’a pu être composée que de professionnels; ce que confirme chaque détail de leur style. »
Guy Debord, Préface à la quatrième édition italienne de « La Société du Spectacle », 1979
Guy Debord, Préface à la quatrième édition italienne de « La Société du Spectacle », 1979
« La section italienne de l'I.S. réussit [...] à échapper à la police qui faisait mine de la rechercher après l'explosion des bombes que les services de protection de l'État italien ont utilisées, en décembre 1969, pour briser ou retarder le mouvement des grèves sauvages qui en venait à ce moment à constituer une menace de subversion immédiate de la société. »
Guy Debord, La Véritable Scission dans l’Internationale, 1972
Guy Debord, La Véritable Scission dans l’Internationale, 1972
« Quoi de plus utile pour mystifier le prolétariat que de recourir au grand spectacle des bombes et d'engager ainsi une nouvelle stratégie de la tension destinée à étouffer dans l'œuf les luttes ouvrières qui risquent (la guerre économique et le chômage s'intensifiant) de ressurgir dans les semaines et les mois à venir.
C'est donc ce que déjà en Italie, en Allemagne et en France, l'État commence à méticuleusement orchestrer... »
Jeune Taupe n°34, Pour une intervention communiste, 1980
C'est donc ce que déjà en Italie, en Allemagne et en France, l'État commence à méticuleusement orchestrer... »
Jeune Taupe n°34, Pour une intervention communiste, 1980
« Les bombes-fusées qui tombaient chaque jour sur Londres étaient probablement lancées par le gouvernement de l’Océania lui-même, “ juste pour maintenir les gens dans la peur ”. [...]
Jadis, les États luttaient réellement les uns contre les autres, et le victorieux pillait toujours le vaincu.
Aujourd'hui, ils ne luttent pas du tout les uns contre les autres.
La guerre est engagée par chaque État contre ses propres sujets et l’objet de la guerre n’est pas de faire ou d’empêcher des conquêtes de territoires, mais de maintenir intacte la structure de la société.
Le mot « guerre », lui-même, est devenu erroné; il serait probablement plus exact de dire qu’en devenant continue, la guerre a cessé d’exister.
La pression particulière qu’elle a exercée sur les êtres humains entre l’âge néolithique et le début du vingtième siècle a disparu et a été remplacée par quelque chose de tout à fait différent.
L’effet aurait été exactement le même si tous les États, au lieu de se battre l’un contre l’autre, s’entendaient pour vivre dans une paix perpétuelle, chacun inviolé à l’intérieur de ses frontières.
Dans ce cas, en effet, chacun serait encore un univers clos, libéré à jamais de l’influence assoupissante du danger extérieur.
Une paix permanente serait exactement comme une guerre permanente: la guerre, c’est la paix. »
George Orwell, 1984, 1948
Jadis, les États luttaient réellement les uns contre les autres, et le victorieux pillait toujours le vaincu.
Aujourd'hui, ils ne luttent pas du tout les uns contre les autres.
La guerre est engagée par chaque État contre ses propres sujets et l’objet de la guerre n’est pas de faire ou d’empêcher des conquêtes de territoires, mais de maintenir intacte la structure de la société.
Le mot « guerre », lui-même, est devenu erroné; il serait probablement plus exact de dire qu’en devenant continue, la guerre a cessé d’exister.
La pression particulière qu’elle a exercée sur les êtres humains entre l’âge néolithique et le début du vingtième siècle a disparu et a été remplacée par quelque chose de tout à fait différent.
L’effet aurait été exactement le même si tous les États, au lieu de se battre l’un contre l’autre, s’entendaient pour vivre dans une paix perpétuelle, chacun inviolé à l’intérieur de ses frontières.
Dans ce cas, en effet, chacun serait encore un univers clos, libéré à jamais de l’influence assoupissante du danger extérieur.
Une paix permanente serait exactement comme une guerre permanente: la guerre, c’est la paix. »
George Orwell, 1984, 1948
« Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme.
Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats.
L’histoire du terrorisme est écrite par l’État; elle est donc éducative.
Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique. [...]
Certains ne verraient dans le terrorisme rien de plus que quelques évidentes manipulations par des services secrets; d’autres estimeraient qu’au contraire il ne faut reprocher aux terroristes que leur manque total de sens historique.
L’emploi d’un peu de logique historique permettrait de conclure assez vite qu’il n’y a rien de contradictoire à considérer que des gens qui manquent de tout sens historique peuvent également être manipulés; et même encore plus facilement que d’autres.
Il est aussi plus facile d’amener à « se repentir » quelqu’un à qui l’on peut montrer que l’on savait tout, d’avance, de ce qu’il a cru faire librement.
C’est un effet inévitable des formes organisationnelles clandestines de type militaire, qu’il suffit d’infiltrer peu de gens en certains points du réseau pour en faire marcher, et tomber, beaucoup. »
Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, 1988
Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats.
L’histoire du terrorisme est écrite par l’État; elle est donc éducative.
Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique. [...]
Certains ne verraient dans le terrorisme rien de plus que quelques évidentes manipulations par des services secrets; d’autres estimeraient qu’au contraire il ne faut reprocher aux terroristes que leur manque total de sens historique.
L’emploi d’un peu de logique historique permettrait de conclure assez vite qu’il n’y a rien de contradictoire à considérer que des gens qui manquent de tout sens historique peuvent également être manipulés; et même encore plus facilement que d’autres.
Il est aussi plus facile d’amener à « se repentir » quelqu’un à qui l’on peut montrer que l’on savait tout, d’avance, de ce qu’il a cru faire librement.
C’est un effet inévitable des formes organisationnelles clandestines de type militaire, qu’il suffit d’infiltrer peu de gens en certains points du réseau pour en faire marcher, et tomber, beaucoup. »
Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, 1988
« Jadis le Capital se structurait dans l'ordre.
Aujourd'hui le chaos est aujourd'hui l'ordre du Capital.
Hormis le terrorisme d'État comme stratégie de leurre, aujourd'hui le Capital n'a plus d'issue.
Aujourd'hui le chaos est aujourd'hui l'ordre du Capital.
Hormis le terrorisme d'État comme stratégie de leurre, aujourd'hui le Capital n'a plus d'issue.
Des bombes de la piazza Fontana à l'enlèvement de Moro, la « stratégie de la tension » et les « années de plomb » qui rythmèrent la chronologie tragique de la péninsule italienne n'ont pas été autre chose que le champ d'expérimentation le plus poussé des techniques policières de l'intoxication capitaliste la plus moderne.
Lorsque la mystification médiatique prétend que les Brigades Rouges voulaient « frapper l'État au centre » dans le climat de décomposition sociale d'alors, elle dit l'inversion des choses puisque précisément les « BR » n'étaient rien d'autre que le centre de l'État lui-même qui pour se recomposer socialement, a mis à mort Moro, dans le cadre d'un gigantesque opéra mythologique où la machinerie des services secrets, celle de la loge P2 et celle de la Mafia se combinèrent afin d'aveugler la population en une union sacrée de communion par la peur.
Les infiltrations dans les Brigades dites rouges furent nombreuses, diverses et variées.
Cette présence au plus haut niveau de l'appareil terroriste de membres de la CIA, du Mossad, des différents services secrets italiens fut d'ailleurs mise en évidence à de multiples reprises et l'on rappellera simplement qu'Alberto Franceschini, l'un des fondateurs des BR a du lui même convenir publiquement que c'est au domicile de l'ancienne assistante du secrétaire général de l'OTAN, Manlio Brosio lui-même, qu'une réunion stratégique clandestine de la direction des dites BR avait eu lieu au début des années 70.
Lorsque la mystification médiatique prétend que les Brigades Rouges voulaient « frapper l'État au centre » dans le climat de décomposition sociale d'alors, elle dit l'inversion des choses puisque précisément les « BR » n'étaient rien d'autre que le centre de l'État lui-même qui pour se recomposer socialement, a mis à mort Moro, dans le cadre d'un gigantesque opéra mythologique où la machinerie des services secrets, celle de la loge P2 et celle de la Mafia se combinèrent afin d'aveugler la population en une union sacrée de communion par la peur.
Les infiltrations dans les Brigades dites rouges furent nombreuses, diverses et variées.
Cette présence au plus haut niveau de l'appareil terroriste de membres de la CIA, du Mossad, des différents services secrets italiens fut d'ailleurs mise en évidence à de multiples reprises et l'on rappellera simplement qu'Alberto Franceschini, l'un des fondateurs des BR a du lui même convenir publiquement que c'est au domicile de l'ancienne assistante du secrétaire général de l'OTAN, Manlio Brosio lui-même, qu'une réunion stratégique clandestine de la direction des dites BR avait eu lieu au début des années 70.
Les services secrets recrutent toujours des désespérés qui surtout n'ont aucune conscience historique.
Au début du siècle dernier, des tas de prolétaires parisiens désespérés étaient manipulés dans des réseaux créés par la police qui leur disait "Faut mettre une bombe à l'assemblée".
Aujourd'hui, les réseaux terroristes clandestins obéissent scrupuleusement aux services spéciaux de la sécurité étatique qui réalisent de cette manière les plans généraux des souterrains occultes de la crise totale de la marchandise et le premier fantassin abruti du djihad du trafic peut ainsi s’imaginer – dans l’opacité de filières toujours plus triturées et obscurément hermétiques - combattre la puissance qui en réalité le commandite, l’actionne et l’utilise…
La fin du siècle précédent a marqué clairement la fin des actes terroristes indépendants lorsqu'en particulier la résistance palestinienne initiale, marquée par un nationalisme arabe se voulant émancipateur, s'est faite progressivement doublée par une mouvance islamiste totalement rétrograde et directement financée par les services américains et israéliens.
Au début du siècle dernier, des tas de prolétaires parisiens désespérés étaient manipulés dans des réseaux créés par la police qui leur disait "Faut mettre une bombe à l'assemblée".
Aujourd'hui, les réseaux terroristes clandestins obéissent scrupuleusement aux services spéciaux de la sécurité étatique qui réalisent de cette manière les plans généraux des souterrains occultes de la crise totale de la marchandise et le premier fantassin abruti du djihad du trafic peut ainsi s’imaginer – dans l’opacité de filières toujours plus triturées et obscurément hermétiques - combattre la puissance qui en réalité le commandite, l’actionne et l’utilise…
La fin du siècle précédent a marqué clairement la fin des actes terroristes indépendants lorsqu'en particulier la résistance palestinienne initiale, marquée par un nationalisme arabe se voulant émancipateur, s'est faite progressivement doublée par une mouvance islamiste totalement rétrograde et directement financée par les services américains et israéliens.
Les dernières chances pour la pourriture capitaliste de se sauver en France et ailleurs, c’est le terrorisme d’État afin de chercher à enrayer la violence prolétaire de masse qui ne va pas cesser de monter contre les prisons marchandes de la mort lente…
Tout le carnaval médiatico-étatique du terrorisme est une imposture et, pour renouer avec la critique radicale contre le capitalisme, il faut commencer par dénoncer ce gigantesque mensonge qui est la restructuration du Capital dans son chaos universel.
Le 11 septembre 2001, le spectacle de Boston, l'affaire Merah, les attentats contre Charlie Hebdo, les attentats de novembre à Paris, la double explosion à l'aéroport de Zaventem, etc... ce sont des laboratoires préfiguratifs.
Nous aurons prochainement des attentats terroristes téléguidés par l'appareil étatique car, quand la dévastation financière risque de faire renaître la lutte des classes offensive d'un prolétariat combattant et compréhensif, il faut faire diversion et aveugler.
Le but du spectacle terroriste est de faire croire aux populations qui supportent de moins en moins l'État, ses factions et ses bandes qu'elles ont quand même un ennemi en commun avec cet État.
Tout le carnaval médiatico-étatique du terrorisme est une imposture et, pour renouer avec la critique radicale contre le capitalisme, il faut commencer par dénoncer ce gigantesque mensonge qui est la restructuration du Capital dans son chaos universel.
Le 11 septembre 2001, le spectacle de Boston, l'affaire Merah, les attentats contre Charlie Hebdo, les attentats de novembre à Paris, la double explosion à l'aéroport de Zaventem, etc... ce sont des laboratoires préfiguratifs.
Nous aurons prochainement des attentats terroristes téléguidés par l'appareil étatique car, quand la dévastation financière risque de faire renaître la lutte des classes offensive d'un prolétariat combattant et compréhensif, il faut faire diversion et aveugler.
Le but du spectacle terroriste est de faire croire aux populations qui supportent de moins en moins l'État, ses factions et ses bandes qu'elles ont quand même un ennemi en commun avec cet État.
La Revue Kivunim, publiée à Jérusalem par le Département de la propagande de l'Organisation sioniste mondiale, en février 1982, a clairement explicité à l'avance l'intérêt stratégique d'une « désintégration » des États arabes au profit de nouvelles entités « homogènes ethniquement ou religieusement » et ce au moment même où les services spéciaux israéliens ne cessaient de financer les organisations islamistes pour écraser le nationalisme arabe.
L'ouvrage spectaculaire de Brzezinski, Le Grand Échiquier, est là quant à lui pleinement illustratif du fait que l'Eurasie comme centre géo-politique de matières premières et de routes stratégiques est la clef du pouvoir du monde et que l'empire du billet vert pour le maîtriser totalement doit séparer complètement la Russie de l'Europe et la Chine de la Russie tout en les paralysant chacun le plus possible.
On conçoit donc fort bien que ledit Brzezinski fut l'un des concepteurs de la doctrine spectaculaire de la « manipulation islamiste » qui doit permettre à la Big Brotherisation américaine du monde de s'emparer ainsi insidieusement de la totalité des espaces les plus stratégiques des temps à venir.
L'ouvrage spectaculaire de Brzezinski, Le Grand Échiquier, est là quant à lui pleinement illustratif du fait que l'Eurasie comme centre géo-politique de matières premières et de routes stratégiques est la clef du pouvoir du monde et que l'empire du billet vert pour le maîtriser totalement doit séparer complètement la Russie de l'Europe et la Chine de la Russie tout en les paralysant chacun le plus possible.
On conçoit donc fort bien que ledit Brzezinski fut l'un des concepteurs de la doctrine spectaculaire de la « manipulation islamiste » qui doit permettre à la Big Brotherisation américaine du monde de s'emparer ainsi insidieusement de la totalité des espaces les plus stratégiques des temps à venir.
Financé, formé et dirigé par les écoles américaines et israéliennes du renseignement, le terrorisme islamiste est bien le business privilégié par lequel le spectacle du dollar entend asservir les consciences.
Il constitue le pendant de la balkanisation voulue du continent européen par la finance mondiale laquelle sait fort bien que la dictature démocratique du marché doit balayer la vieille conscience historique critique née sur le sol d'Europe.
Les avions du 11 septembre ont d'abord explosé contre la liberté des peuples arabes et européens puisque les explosions en question étaient, en premier lieu, destinées à tromper les uns et les autres afin qu'ils ne puissent voir que l'islamisme n'est que l'autre nom des services secrets américano-israéliens lesquels n'ont qu'une seule et unique finalité: rétrograder le monde arabe pour mieux le vassaliser pendant que simultanément la vassalisation de l'Europe doit conduire à sa rétrogradation.
Le krach inévitable du système de l’économie spéculative s’annonce de plus en plus proche.
Aussi, le mondialisme de la marchandise n’a t-il rien d’autre à offrir à la planète pour tenter d'échapper à la faillite que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente d'attentats terroristes massifs et de manipulations monétaires et bancaires sur fond d’imposant embrouillement migratoire étendu, menés de l’intérieur même de tous les services spéciaux de l’expertise étatique.
Il constitue le pendant de la balkanisation voulue du continent européen par la finance mondiale laquelle sait fort bien que la dictature démocratique du marché doit balayer la vieille conscience historique critique née sur le sol d'Europe.
Les avions du 11 septembre ont d'abord explosé contre la liberté des peuples arabes et européens puisque les explosions en question étaient, en premier lieu, destinées à tromper les uns et les autres afin qu'ils ne puissent voir que l'islamisme n'est que l'autre nom des services secrets américano-israéliens lesquels n'ont qu'une seule et unique finalité: rétrograder le monde arabe pour mieux le vassaliser pendant que simultanément la vassalisation de l'Europe doit conduire à sa rétrogradation.
Le krach inévitable du système de l’économie spéculative s’annonce de plus en plus proche.
Aussi, le mondialisme de la marchandise n’a t-il rien d’autre à offrir à la planète pour tenter d'échapper à la faillite que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente d'attentats terroristes massifs et de manipulations monétaires et bancaires sur fond d’imposant embrouillement migratoire étendu, menés de l’intérieur même de tous les services spéciaux de l’expertise étatique.
Toute la réalité des sociétés actuelles dans lesquelles règnent les conditions modernes de production de la crise marchande accélérée s'annonce désormais comme une immense accumulation chaotique de spectacles terroristes.
Le terrorisme n'est pas un cauchemar irrationnel d'horreur spectaculaire sur-ajouté à la réalité démocratique, il constitue le centre réel de la rationalité du spectacle démocratique lui-même.
Le terrorisme n'est pas un ensemble d'attentats isolés, chaotiques, séparés ou insensés, mais le rapport social de signification unitaire par lequel la crise approfondie de l'économie marchande produit sa mondialisation laquelle ne peut mondialiser sa production que médiatisée par des attentats justement indistincts.
Le terrorisme saisi dans sa totalité, est à la fois la résultante dernière et le seul projet du mode historique de production capitaliste qui ne parvient plus à produire sa propre histoire.
Le terrorisme n'est pas un cauchemar irrationnel d'horreur spectaculaire sur-ajouté à la réalité démocratique, il constitue le centre réel de la rationalité du spectacle démocratique lui-même.
Le terrorisme n'est pas un ensemble d'attentats isolés, chaotiques, séparés ou insensés, mais le rapport social de signification unitaire par lequel la crise approfondie de l'économie marchande produit sa mondialisation laquelle ne peut mondialiser sa production que médiatisée par des attentats justement indistincts.
Le terrorisme saisi dans sa totalité, est à la fois la résultante dernière et le seul projet du mode historique de production capitaliste qui ne parvient plus à produire sa propre histoire.
Les cimetières militaires de la guerre sont la continuation logique des entreprises marchandes de la paix…
L'humanité devra abolir la guerre et de la paix qui ne sont que les deux faces de la même séquestration commerciale, puisque la paix désigne tout simplement l'état de calme aliénatoire qui prépare l'agitation à venir du conflit militaire par lequel va naître un répartir plus avancé du pouvoir des échanges.
La paix n'est rien d'autre qu'un intervalle entre deux guerres, et si la guerre s'oppose à la paix, c'est exclusivement en ce qu'elle s'y articule comme son opposé sur le même territoire de domestication politique et économique des hommes qui, chair à travail ici, chair à canon là, demeurent de toute manière des objets de consommation violemment expropriés de leur propre existence.
L'humanité devra abolir la guerre et de la paix qui ne sont que les deux faces de la même séquestration commerciale, puisque la paix désigne tout simplement l'état de calme aliénatoire qui prépare l'agitation à venir du conflit militaire par lequel va naître un répartir plus avancé du pouvoir des échanges.
La paix n'est rien d'autre qu'un intervalle entre deux guerres, et si la guerre s'oppose à la paix, c'est exclusivement en ce qu'elle s'y articule comme son opposé sur le même territoire de domestication politique et économique des hommes qui, chair à travail ici, chair à canon là, demeurent de toute manière des objets de consommation violemment expropriés de leur propre existence.
Le mode de production capitaliste est d'une manière incoercible condamné à s'auto-invalider lui-même.
La crise n'est pas un problème bancaire, un problème d'usure, un problème de mauvaise gestion...
La crise est structurellement liée au fait que le capitalisme est un mode de production impossible, et dès lors que le capitalisme se déploie, il déploie sa propre impossibilité historique.
Est une imposture l'idée qu'un mouvement politique pourrait dépasser le statut de la crise par des techniques bancaires, industrielles, échangistes, libre-échangistes, souverainistes, protectionnistes...
La marchandise n'est une divinité éternelle, comme le répètent le FMI et tous les thuriféraires de l'ordre marchand.
Le capitalisme est un mode de production, comme le féodalisme, comme l'esclavagisme, qui a eu une naissance, qui a eu une croissance, et qui aura une mort.
Nous sommes entrés dans la mort du capitalisme, c'est-à-dire dans ce temps où le mouvement qui produit la dialectique de marchandisation du monde, est arrivé au point où il ne peut plus mondialiser son processus. »
L'Internationale, pour un monde sans argent et sans État: Le Communisme Universel, 2016
La crise n'est pas un problème bancaire, un problème d'usure, un problème de mauvaise gestion...
La crise est structurellement liée au fait que le capitalisme est un mode de production impossible, et dès lors que le capitalisme se déploie, il déploie sa propre impossibilité historique.
Est une imposture l'idée qu'un mouvement politique pourrait dépasser le statut de la crise par des techniques bancaires, industrielles, échangistes, libre-échangistes, souverainistes, protectionnistes...
La marchandise n'est une divinité éternelle, comme le répètent le FMI et tous les thuriféraires de l'ordre marchand.
Le capitalisme est un mode de production, comme le féodalisme, comme l'esclavagisme, qui a eu une naissance, qui a eu une croissance, et qui aura une mort.
Nous sommes entrés dans la mort du capitalisme, c'est-à-dire dans ce temps où le mouvement qui produit la dialectique de marchandisation du monde, est arrivé au point où il ne peut plus mondialiser son processus. »
L'Internationale, pour un monde sans argent et sans État: Le Communisme Universel, 2016
-16:59
« Retour à la nature!
Voilà leur mot d’ordre, c’est-à-dire l’homme dehors à lutter contre un monde hostile, et la femme à sa cuisinière électrique.
Elle s’ennuiera? Vous voulez rire!
Une vraie femme trouve toujours quelque chose à faire dans son foyer.
Elle cuisine — comme sa grand-mère —, elle fait sa propre confiture, elle pétrit et cuit son propre pain, elle coud à la machine ses propres vêtements, elle tricote de bonnes et chaudes chaussettes d’hiver à son mari et à se...
Lire la suiteVoilà leur mot d’ordre, c’est-à-dire l’homme dehors à lutter contre un monde hostile, et la femme à sa cuisinière électrique.
Elle s’ennuiera? Vous voulez rire!
Une vraie femme trouve toujours quelque chose à faire dans son foyer.
Elle cuisine — comme sa grand-mère —, elle fait sa propre confiture, elle pétrit et cuit son propre pain, elle coud à la machine ses propres vêtements, elle tricote de bonnes et chaudes chaussettes d’hiver à son mari et à se...
« Il y a 2 types d'hommes: les arrêtés et les devenants.
Les arrêtés sont dans une glaciation et une cristallisation qui les a définitivement enfermés dans un regard clos au monde.
Les devenants, eux, n'ont jamais fini d'apprendre parce qu'ils n'ont jamais fini de devenir dans un croître qui sans arrêt se déplace et se dépasse. »
Les arrêtés sont dans une glaciation et une cristallisation qui les a définitivement enfermés dans un regard clos au monde.
Les devenants, eux, n'ont jamais fini d'apprendre parce qu'ils n'ont jamais fini de devenir dans un croître qui sans arrêt se déplace et se dépasse. »

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« On se gargarise, en langage simplement publicitaire, de la riche expression de «diversités culturelles».
Quelles cultures? Il n’y en a plus.
Ni chrétienne ni musulmane; ni socialiste ni scientiste.
Ne parlez pas des absents.
Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture. »...
Afficher la suiteQuelles cultures? Il n’y en a plus.
Ni chrétienne ni musulmane; ni socialiste ni scientiste.
Ne parlez pas des absents.
Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture. »...

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« Qui ne va pas spontanément se faire voir autant qu'il peut dans le spectacle, vit effectivement dans le secret, puisque toute la communication courante de la société passe par cette médiation.
Qui vit dans le secret, est un clandestin.
Un clandestin sera de plus en plus tenu pour un terroriste.
En tout cas, un clandestin ne peut fréquenter des gens honorables; et on ne saurait donc s'étonner outre mesure s'il connaît une mort violente et mystérieuse. »
Guy Debord, considéra...
Afficher la suiteQui vit dans le secret, est un clandestin.
Un clandestin sera de plus en plus tenu pour un terroriste.
En tout cas, un clandestin ne peut fréquenter des gens honorables; et on ne saurait donc s'étonner outre mesure s'il connaît une mort violente et mystérieuse. »
Guy Debord, considéra...

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![« Retour à la nature!
Voilà leur mot d’ordre, c’est-à-dire l’homme dehors à lutter contre un monde hostile, et la femme à sa cuisinière électrique.
Elle s’ennuiera? Vous voulez rire!
Une vraie femme trouve toujours quelque chose à faire dans son foyer.
Elle cuisine — comme sa grand-mère —, elle fait sa propre confiture, elle pétrit et cuit son propre pain, elle coud à la machine ses propres vêtements, elle tricote de bonnes et chaudes chaussettes d’hiver à son mari et à ses enfants, elle offre à ses amies et à ses parentes des coussins qu’elle a piqués elle-même et des dessus de table brodés de sa main.
Tout doit redevenir comme auparavant, dit-elle.
Car autrefois, avant l'« émancipation », tout allait bien.
Mais rien ne sera comme avant.
Car tout ce que font ces « femmes totales » sans en avoir absolument besoin comme leur grand-mère, ne paraît plus féminin, mais de la comédie.
Quand on trouve dans toutes les boutiques ce qu’elles confectionnent avec tant de difficulté, et le plus souvent dans une qualité meilleure et bien meilleur marché que le produit de leur « travail », quand le pain du boulanger du coin est meilleur que le leur, que le supermarché offre vingt sortes de confitures, que la robe de confection est moins coûteuse et également mieux taillée, que les chaussettes qu’on peut acheter tiennent plus longtemps que les leurs et que les coussins piqués de leur propre main ne vont vraiment nulle part, la seule chose qu’on puisse dire est que ce retour à la nature est profondément antinaturel.
Puisque les femmes jouissent de la même éducation professionnelle que les hommes, qu’elles sont en moyenne deux fois enceintes dans leur vie et qu’elles nourrissent généralement leurs enfants au biberon, il serait tout aussi naturel que les hommes prennent leur place et restent chez eux.
Et l’homme qui s’est d’abord félicité d’avoir une femme qui ne veut rien être d’autre que sa femme, découvre finalement que cette situation est mortelle.
Toutes les activités de son épouse sont si irréelles, ses problèmes si comiques, sa conversation si niaise, qu’il en est tour à tour touché, ennuyé et angoissé.
Il est exact qu’avec ses dîners à la bougie elle le délasse de ses difficultés professionnelles, mais ne serait-il pas mieux qu’il puisse lui en parler?
Exact aussi qu’elle lui demande toujours son avis, mais n’est-ce pas plus ou moins comme s’il avait épousé un enfant?
Et on ne peut nier qu’elle est toujours de bonne humeur et qu’elle ne le critique jamais, mais à tel point qu’il a l’impression de ne pas exister du tout...
Il découvre qu’il lui manque quelque chose, mais quoi? Il est sûr qu’on le dupe, mais comment?
N’a-t-il pas finalement une vraie femme, une des rares qui soient encore fidèles, bonnes ménagères, souples de caractère et satisfaites?
Pourquoi donc, malgré tout cela, n’est-il pas heureux?
Pourquoi sa vie de famille est-elle si terne? [...] »
Esther Vilar, La fin de la manipulation, 1977
« Il n’y aura pas de retour en arrière car l’histoire ne restaure jamais rien que sous la forme de caricatures. »
L'Internationale, pour un monde sans argent et sans État: Le Communisme Universel, 2016
« Hegel fait remarquer quelque part que, dans l'histoire universelle, les grands faits et les grands personnages se produisent, pour ainsi dire, deux fois.
Il a oublié d'ajouter: la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. »
Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, 1852](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p100x100/14034732_1383833944979452_2961734633731156106_n.png?oh=6bfe9d8b7e04cf5116bfea2c669f652c&oe=58518988)
![« La lutte pour la liberté de l'avortement est [...] une lutte dont on ne peut rejeter les objectifs.
Mais ces objectifs masquent des enjeux et un contenu plus profond et plus important, concernant l'identité, le rôle social des femmes et les véritables désirs en jeu.
Le problème de l'avortement, c'est aussi le problème de l'acceptation du rôle de mère de la femme, c'est aussi le problème du sadisme à l'égard de soi-même, du fœtus, de la culpabilité et du désir de punition lié à la sexualité, c'est aussi l'appartement et le salaire trop petits...
Réduire tout cela à sa dimension "pratique" en ignorant les besoins profonds et les contraintes réelles qui pèsent, c'est se placer sur le terrain du capital.
Et il ne suffit pas d'un peu de préparation psychologique ou politique pré ou post-opératoire pour y remédier.
Le débat pour déterminer si l'avortement est un meurtre ou non, et ainsi le justifier ou le refuser, est tristement débile dans ses deux réponses.
La question n'est pas là: nous revoilà dans le domaine théologique pour savoir quand l'âme s'enracine dans le corps.
Des sociétés ont pratiqué l'infanticide pour limiter leur population.
Une communauté humaine peut s'accorder le droit de tuer.
La vie de malades incurables, d'enfants malformés ou de fœtus n'est pas au-dessus de tout.
Et le problème n'est même pas de leur demander leur avis!
Ce à quoi on assiste avec la libéralisation de l'avortement, c'est au triomphe de l'aseptisation.
La boucherie qui paraîtrait insoutenable sur un bébé paraît là normale, parce qu'elle se fait à l'ombre et que l'acte de tuer est transformé en une "opération".
C'est la même société qui a peur de la mort, du sang et des cris, qui entretient toute une industrie de la souffrance et de la mort animales et que les affamés du Tiers-Monde n'empêchent pas de dormir.
Cette même société qui prétendait changer la vie, et qui se contente aujourd'hui de vouloir « changer la mort »; qui voudrait bien que ça bouge, mais s'effraie de la révolution parce que ça risque d'être violent. »
La guerre sociale N°2, 1978
« Il est impossible que rien devienne de ce qui n'est pas.
[...] c'est une folie, une étrange étroitesse de jugement que de croire que ce qui n'est pas d'abord puisse devenir [...] »
Empédocle, Fragments, Ve siècle av. J.-C.
« Je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. »
Serment d'Hippocrate, IVe siècle av. J.-C.
« Toute émancipation n’est que la réduction, du monde humain, des rapports, à l'homme lui-même. »
Karl Marx, La Question Juive, 1843
« À mesure qu’il développe les pouvoirs productifs du travail et fait donc tirer plus de produits de moins de travail, le système capitaliste développe aussi les moyens de tirer plus de travail du salarié, soit en prolongeant sa journée, soit en rendant son labeur plus intense, ou encore d?'augmenter en apparence le nombre des travailleurs employés en remplaçant une force supérieure et plus chère par plusieurs forces inférieures et à bon marché, l’homme par la femme, l’adulte par l’adolescent et l’enfant, un Yankee par trois Chinois.
Voilà autant de méthodes pour diminuer la demande de travail et en rendre l’offre surabondante, en un mot, pour fabriquer des surnuméraires. »
Karl Marx, Le Capital Livre I, 1867](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p100x100/14046053_1380920721937441_4707998980769139875_n.jpg?oh=ee5efe7468a573ccaa94be46f413c0c7&oe=58488FBB)
![« Le narcissisme est le moteur essentiel de la société capitaliste. »
L'Internationale, pour un monde sans argent et sans État: le Communisme universel, 2016
« L'individu égoïste de la société bourgeoise a beau, dans sa représentation non sensible et son abstraction sans vie, se gonfler jusqu'à se prendre pour un atome, c'est-à-dire un être sans la moindre relation, se suffisant à lui-même, sans besoins, absolument plein, en pleine félicité, l'infortunée réalité sensible, elle, ne se soucie pas de l'imagination de cet individu; et chacun de ses sens le contraint de croire à la signification du monde et des individus existant en dehors de lui; et il n'est pas jusqu'à son profane estomac qui ne lui rappelle chaque jour que le monde hors de lui n'est pas vide, qu'il est au contraire ce qui, au sens propre, remplit.
Chacune de ses activités et de ses propriétés essentielles, chacun de ses instincts vitaux devient un besoin, une nécessité, qui transforme son égoïsme, son intérêt personnel en intérêt pour d'autres choses et d'autres hommes hors de lui.
Mais, comme le besoin d'un individu donné n'a pas, pour l'autre individu égoïste qui possède les moyens de satisfaire ce besoin, de sens intelligible par lui-même comme le besoin n'a donc pas de rapport immédiat avec sa satisfaction, tout individu se trouve dans l'obligation de créer ce rapport en se faisant également l'entremetteur entre le besoin d'autrui et les objets de ce besoin.
C'est donc la nécessité naturelle, ce sont les propriétés essentielles de l'homme, tout aliénées qu'elles semblent, c'est l'intérêt qui tient unis les membres de la société bourgeoise dont le lien réel est donc constitué par la vie civile et non par la vie politique.
Ce qui assure la cohésion des atomes de la société bourgeoise, ce n'est donc pas l'État, c'est le fait que ces atomes ne sont des atomes que dans la représentation, dans le ciel de leur imagination — et qu'en réalité ce sont des êtres prodigieusement différents des atomes: non pas des égoïsmes divins, mais des hommes égoïstes.
La superstition politique est seule à se figurer de nos jours que la cohésion de la vie civile est le fait de l'État, alors que, en réalité, c'est au contraire la cohésion de l'État qui est maintenue du fait de la vie civile. »
Karl Marx & Friedrich Engels, La Sainte Famille, 1845
« Le mobile de celui qui pratique l'échange n'est pas l'humanité, mais l'égoïsme.
La diversité des talents humains est plutôt l'effet que la cause de la division du travail, c'est-à-dire de l'échange.
C'est aussi ce dernier seulement qui rend utile cette diversité.
Les qualités particulières des diverses races d'une espèce animale sont par nature plus fortement marquées que la diversité des dons et de l'activité humaine.
Mais comme les animaux ne peuvent pas échanger, la propriété différente d'un animal de la même espèce mais de race différente ne sert à aucun individu animal.
Les animaux ne peuvent pas additionner les qualités différentes de leur espèce; ils ne peuvent en rien contribuer à l'avantage ou à la commodité communes de leur espèce.
Il en va différemment pour l'homme chez qui les talents et les modes d'activité les plus disparates sont utiles les uns aux autres parce qu'ils peuvent rassembler leurs divers produits en une masse commune où chacun peut acheter.
De même que la division du travail naît de la disposition à l'échange, elle grandit, elle est limitée par l'étendue de l'échange, du marché.
[...] La division du travail est un moyen commode et utile, une habile utilisation des forces humaines pour la richesse sociale, mais elle diminue la faculté de chaque homme pris individuellement. »
Karl Marx, Manuscrits de 1844, 1844
« Les « droits de l'homme » [...] ne sont rien d'autre que les droits [...] de l'homme égoïste, de l'homme séparé de l'homme et de la communauté. [...]
Aucun des prétendus droits de l'homme ne dépasse donc l'homme égoïste, l'homme en tant que membre de la société bourgeoise, c'est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant a son arbitraire privé.
L'homme est loin d'y être considéré comme un être générique; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l'individu, comme une limitation de son indépendance originelle.
Le seul lien qui les unisse, c'est la nécessité naturelle, le besoin et l'intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.
[...]
Le dieu du besoin pratique et de l'égoïsme, c'est l'argent. [...]
De même que l'homme, tant qu'il est sous l’emprise de la religion, ne sait concrétiser son être qu'en en faisant un être fantastique et étranger, de même il ne peut, sous l'influence du besoin égoïste, s'affirmer pratiquement et produire des objets pratiques qu'en soumettant ses produits ainsi que son activité à la domination d'une entité étrangère et en leur attribuant la signification d'une entité étrangère, l'argent. »
Karl Marx, La Question Juive, 1843
« Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.
Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l’unité de cette vie ne peut plus être rétablie.
La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation.
La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l’image autonomisé, où le mensonger s’est menti à lui-même.
Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant.
[...] Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.
[...] Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels, et les motivations efficientes d’un comportement hypnotique. »
Guy Debord, La Société Du Spectacle, 1967](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/q89/p100x100/13912705_1377121098984070_6861125539454348978_n.jpg?oh=b935084e4627ed2c6ea8b26a004d8b64&oe=58118A29)
![« L'Islam est une religion appropriée aux Orientaux, plus spécialement aux Arabes, c'est-à-dire, d'une part à des citadins pratiquant le commerce et l'industrie, d'autre part à des Bédouins nomades.
Là réside le germe d'une collision périodique.
Les citadins, devenus opulents et luxueux, se relâchent dans l'observance de la " Loi ".
Les Bédouins pauvres, et, à cause de leur pauvreté, de mœurs sévères, regardent avec envie et convoitise ces richesses et ces jouissances.
Ils s'unissent sous un prophète, un Mahdi, pour châtier les infidèles, pour rétablir la loi cérémoniale et la vraie croyance, et pour s'approprier, comme récompense, les trésors des infidèles.
Au bout de cent ans, naturellement, ils se trouvent exactement au même point que ceux-ci; une nouvelle purification est nécessaire; un nouveau Mahdi surgit; le jeu recommence.
Cela s'est passé de la sorte depuis les guerres de conquête des Almoravides et des Almohades africains en Espagne jusqu'au dernier Mahdi de Khartoum qui bravait les Anglais si victorieusement.
Il en fut ainsi, ou à peu près, des bouleversements en Perse et en d'autres contrées mahométanes.
Ce sont tous des mouvements, nés de causes économiques, bien que portant un déguisement religieux.
Mais, alors même qu'ils réussissent, ils laissent intacts les conditions économiques.
Rien, n'est changé, la collision devient périodique.
Par contre, dans les insurrections populaires de l'occident chrétien, le déguisement religieux ne sert que de drapeau et de masque à des attaques contre un ordre économique devenu caduc; finalement cet ordre est renversé; un nouveau s'élève, il y a progrès, le monde marche. »
Friedrich Engels, Contributions à l'Histoire du Christianisme primitif, 1894
« [...] l'homme fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme.
La religion est en réalité la conscience et le sentiment propre de l'homme qui, ou bien ne s'est pas encore trouvé, ou bien s'est déjà reperdu.
Mais l'homme n'est pas un être abstrait, extérieur au monde réel.
L'homme, c'est le monde de l'homme, l'État, la société.
Cet État, cette société produisent la religion, une conscience erronée du monde, parce qu'ils constituent eux-mêmes un monde faux.
La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa raison générale de consolation et de justification.
[...]
La misère religieuse est, d'une part, l'expression de la misère réelle, et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle.
La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit.
C'est l'opium du peuple.
Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple.
Exiger qu'il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c'est exiger qu'il soit renoncé à une situation qui a besoin d'illusions.
La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l'auréole.
La critique a effeuillé les fleurs imaginaires qui couvraient la chaîne, non pas pour que l'homme porte la chaîne prosaïque et désolante, mais pour qu'il secoue la chaîne et cueille la fleur vivante.
La critique de la religion désillusionne l'homme, pour qu'il pense, agisse, forme sa réalité comme un homme désillusionné, devenu raisonnable, pour qu'il se meuve autour de lui et par suite autour de son véritable soleil.
La religion n'est que le soleil illusoire qui se meut autour de l'homme, tant qu'il ne se meut pas autour de lui-même. »
Karl Marx, Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel, 1843
« Ce que l'on appelle l'histoire orientale est plus exactement l'histoire des envahisseurs successifs qui ont su asseoir leur empire sur la base passive de sociétés qui ne s'insurgent pas et dont la structure demeure inchangée. »
Karl Marx, New York Tribune, 1853
« Les communautés villageoises d’Orient ont toujours formé une solide fondation du despotisme étatique.
Elles enfermaient la conscience de l’homme dans un cadre terriblement étroit et en faisait ainsi un simple instrument de docilité, de superstition et de totale soumission aux normes admises qui se voyait ainsi dépouillé de toute élévation et de toute force historique. »
Karl Marx, New York Tribune, 1850
« On se gargarise, en langage simplement publicitaire, de la riche expression de «diversités culturelles».
Quelles cultures? Il n’y en a plus.
Ni chrétienne ni musulmane; ni socialiste ni scientiste.
Ne parlez pas des absents.
Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture. »
Guy Debord, Notes sur la question des immigrés, 1985
« L'islam dérive du judaïsme par le biais de cénacles judéo-nazaréens qui refusèrent tout à la fois de demeurer dans la mouvance judaïque classique et d'adopter les positions les plus radicales du christianisme en voulant simplement réduire Jésus à un Messie juif de domination terrestre qui annonçait la reconstruction du Temple et la puissance à venir d'une nouvelle souveraineté de La Loi.
Héritiers de la théologie judéo-nazaréenne qui ne put que décliner à mesure que la fracture juifs/chrétiens déployait son inconciliabilité absolue, les textes proto-musulmans qui après de multiples sélections compilatives mais décousues ont en dernier ressort abouti au Coran n'ont fait qu'arabiser en le simplifiant et l'abrégeant le corpus des prescriptions traditionnelles du messianisme juif en transformant les vieux commandements de la Torah en nouvelles injonctions prophétiques.
Le djihâd en tant que sainte guerre ordonnée contre les impies et les mécréants n'est là pas autre chose que l'adaptation coranique du concept juif de mil'hémeth mitswa et si la femme pieuse musulmane doit cacher sa chevelure sous un voile c'est bien parce que la femme juive pieuse doit cacher, elle, la sienne sous une perruque.
[...]
Pour bien marquer l'opposition sociale radicale entre la pensée révolutionnaire christique et les prêtres du Temple de Jérusalem, il convient de signaler la manipulation linguistique par laquelle le discours rabbanite ne parle de Jésus que sous le sobriquet de Yeshu qui signifie métaphoriquement « que son nom et sa mémoire disparaissent » alors que le nom exact de ce dernier est Yeshua, ce qui veut dire tout au contraire c'est par ce nom que le Divin sauve.
Les Arabes chrétiens, nombreux avant la conquête musulmane, appelaient d'ailleurs Jésus Yasû correspondant fidèle de Yeshua.
Le Coran, lui, le reconnaît uniquement sous le nom indistinct et banalisant de 'Īsā qui ne veut rien dire en arabe, ceci afin de le ramener à un simple prophète parmi les autres, censé seulement préparer la venue décisive de Mahomet recueillant l'Écriture de la soumission nécessaire à la vraie Loi.
La revendication musulmane à remplacer Israël en tant que « Peuple Élu », va ainsi de pair avec la prétention à lui reprendre l'Alliance du contrat abrahamique qu'il a dénaturé selon le Coran.
Là encore, au moment où Byzance commençait sa décadence et où la Perse achevait la sienne, le pouvoir de classe des chefs arabes des grandes tribus commerçantes tel qu'il s'unifia en une eschatologie de conquête matérielle ne pouvait accepter la menace de la révolte sociale chrétienne et son intransigeance à défendre la passion de l'être contre la soif de la razzia.
[...]
L'islam est apparu en Orient au sein de populations marchandes et caravanières.
Aussi, bien loin d'opérer une critique quelconque des « biens de ce monde », le Coran enseigne-t-il que les biens en question ornent la vie et sont les signes de l'élection divine.
La morale islamique, toutes proportions gardées, apparaît là comme un archéo-calvinisme du sud qui s'il stigmatise l'usure, célèbre le commerce en n'ayant pour seul projet social que l'« apaisement des pauvres » par l'aumône légale.
[...]
La poétesse Asmaa bint Marwân fut assassinée pour satisfaire l'ire de Mahomet parce que le contenu critique de ses vers était considéré comme insultant pour la loi islamique.
Ayn-al-Qużāt Hamadānī mystique persan, parce que sa pensée portait à critique du juridisme coranique, fut écorché vif puis brûlé en 1131.
Rosa Luxembourg fut, quant à elle, condamnée à mort en 1919 par la social-démocratie parce que contre l'ordre de la marchandise qui régnait alors à Berlin sous direction SPD, elle appelait à la critique et à la grève de masse contre l'argent.
Comme quoi, à des siècles de distance, le cercle vicieux qui relie le pouvoir financier de la théologie à la théologie financière du pouvoir, prouve bien que la pensée distincte qui rejette la soumission au fétichisme est toujours antagonique à tous les fétichismes de la soumission quelle que soit par ailleurs la typologie de leurs indistinctions coercitives.
[...]
La reconquête chrétienne de l'Espagne au Moyen-Âge et des Balkans au XIXe siècle n'est que la suite logique de ce qui l'a précédé en tant que conquête musulmane préalable.
Et avant d'être une reconquête politique et religieuse coiffée par les églises et les États, cette dernière fut surtout une reconquête sociale des paysanneries d'alors qui, regroupées en communautés de paroisses, défendaient offensivement leur mode de vie plus ou moins égalitaire sur leurs terres collectives contre la logique d'oppression financière et de dhimmitude dans lesquelles les emprisonnait l'ordre islamique.
La pensée critique du radical distinctement posé tel qu'il s'est formalisé en Europe s'est notamment forgé sur ce « repousser l'islam » et ses modes de relations fermées à l'histoire ouverte.
Si la pensée radicale de la distinction critique est ainsi pour partie liée à l'histoire du christianisme, il en résulte qu'elle est en revanche totalement antagonique au code islamique de l'obstruction historique. »
L'Internationale, Critique De La Société De L'indistinction, 2007
« L'Europe continentale a continentalisé sa substance culturelle et son identité critique en combattant justement les modèles culturels par lesquels la substance islamique voulait la calligraphier aux normes de soumission de sa « communauté des croyants » et c'est ainsi qu'elle s'est constitué en continuité homogène de pensée ouverte, en refoulant au sud les Arabo-berbères et à l'est les Turcs.
Ultérieurement lorsque la Réforme vit apparaître des sectes extrémistes d'une étroite bibliolâtrie rigoriste, l'Europe dont les structures sociales dominantes récusaient alors la marchandisation du temps fit fuir vers l'Amérique les propagandistes de la Nouvelle Jérusalem qui purent pleinement ainsi y temporaliser la marchandise.
Aussi présentement, assistons-nous au retour-re-conquérant américano-islamique en Europe en tant que le spectacle marchand de nos impératifs impérialistes y voit là le monothéisme de l'argent aboutir par le déroulement séculier des combinaisons islamo-protestantes, en ressourcement de l'origine mono-théiste de la valeur d'échange.
La logique expansionniste du spectacle capitaliste financier qui est la nôtre veut et aura le Nouvel Ordre Mondial qu'elle s'est choisi. »
Terror, Véridique rapport sur les dernières nécessités de préservation et d'extension de la Domination américaine sur le monde, 2003](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p100x100/13934820_1375349069161273_8034401171174107869_n.jpg?oh=fa75fc8e7e86157f191e61011bd5c0b6&oe=585503CA)
![« L'écologie émerge dans la seconde partie du XIXe siècle, lorsque les ravages de la marchandise commencent à devenir si visibles que, pour s'économiser, l'économie se doit de penser de façon protectrice les relations des organismes avec le monde environnant, de telle sorte que la survie de l'environnement soit garanti pour la sauvegarde de l'économie elle-même.
[...] la nature n'est pas l'autre de l'homme: elle en est le cœur immanent de vie anti-marchande incarnée.
De la même façon que l'auto-émancipation humaine abolira l'économie et la politique, elle liquidera l'écologie comme imposture capitaliste de reproduction de la nature aliénée par la société de la rentabilisation. »
Francis Cousin, Commentaires sur l'extrême radicalité des temps derniers, 2016
« Le développement de la culture et de l’industrie s'est révélé de tout temps si destructeur pour les forêts que tout ce qui a été fait pour leur conservation et leur restauration apparaît comme absolument dérisoire [...] »
Karl Marx, Le Capital Livre II, 1867
« La production capitaliste [...] concentre les forces historiques motrices de la société et d’autre part elle détraque l’interaction métabolique entre l’humanité et la terre; elle empêche, autrement dit, le retour à la terre de ses éléments nutritifs constituants [...]
chaque progrès de l'agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l'art d'exploiter le travailleur, mais encore dans l'art de dépouiller le sol; chaque progrès dans l'art d'accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité.
Plus un pays, les États-Unis du nord de l'Amérique, par exemple, se développe sur la base de la grande industrie, plus ce procès de destruction s'accomplit rapidement.
La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu'en épuisant en même temps les deux sources d'où jaillit toute richesse: La terre et le travailleur. »
Karl Marx, Le Capital Livre I, 1867
« La grande industrie et la grande agriculture mécanisée agissent de concert.
Si, à l’origine, la première tend à ravager et à ruiner la force de travail, donc la force naturelle de l'homme, tandis que la seconde s'attaque directement à la forme naturelle de la terre, elles finissent par se conjuguer dans leur marche en avant: le système industriel à la campagne affaiblit également les travailleurs et, pour leur part, l' industrie et le commerce procurent à l'agriculture les moyens d'épuiser la terre. »
Karl Marx, Le Capital Livre III, 1867
« La suppression de l'opposition entre la ville et la campagne n'est pas plus une utopie que la suppression de l'antagonisme entre capitalistes et salariés.
Elle devient chaque jour davantage une exigence pratique de la production industrielle comme de la production agricole.
Personne ne l'a réclamée avec plus de force que Liebig dans ses ouvrages sur la chimie agricole dans lesquels il demanda en premier et constamment que l'homme rende à la terre ce qu'il reçoit d'elle et où il démontre que seule l'existence des villes, notamment des grandes villes, y met obstacle. »
Friedrich Engels, La question du logement, 1872
« la ville est le fait de la concentration, de la population, des instruments de production, du capital, des plaisirs et des besoins, tandis que la campagne met en évidence le fait opposé, l'isolement et l'éparpillement.
L'opposition entre la ville et la campagne [...] est l'expression la plus flagrante de la subordination de l'individu à la division du travail, de sa subordination à une activité déterminée qui lui est imposée.
Cette subordination fait de l'un un animal des villes et de l'autre un animal des campagnes, tout aussi bornés l'un que l'autre, et fait renaître chaque jour à nouveau l'opposition des intérêts des deux parties.
L'abolition de cette opposition entre la ville et la campagne est l'une des premières conditions de la communauté, et cette condition dépend à son tour d'une masse de conditions matérielles préalables que la simple volonté ne suffit pas à réaliser [...] »
Karl Marx et Friedrich Engels, L'Idéologie allemande, 1846
« La question n'est plus de répartir le produit d'une entreprise aussi irrationnelle qu'est l'aménagement de la croûte de notre planète, tel que l'ont voulu le système capitaliste et les effets de sa prétendue modernisation des systèmes plus anciens.
Il ne s'agit plus d'économie, entendue comme une querelle autour d'une richesse marchande ou monétaire; il s'agit, physiquement, d'introduire un mode d'équipement technique du sol, ainsi que de ce qui est sous et au-dessus du sol, totalement différent, dans lequel on laissera peut-être debout ça et là, à des fins archéologiques, un des chefs d'œuvre de l'époque bourgeoise, afin que se souviennent ceux qui auront accompli l'œuvre séculaire commencée avec l'explosion révolutionnaire mondiale. »
Amadeo Bordiga, Espèce humaine et croûte terrestre, 1952
« Le dépassement de la scission entre la ville et la campagne est au programme de la révolution.
Cela ne pourra se faire que très progressivement car la séparation est inscrite dans la pierre et le béton.
On ne peut pas d'un coup de baguette magique transporter des gratte-ciel ou des forêts.
[...] Les jardins individuels et collectifs se multiplieront et égayeront les banlieues et même les centres urbains.
À cet effet l'on pourra dépaver des chaussées devenues inutiles par la réduction de la circulation automobile.
[...] Un des défauts de l'agriculture capitaliste est que, s'étant éloignée du consommateur et de ses déchets, elle doit compenser le déséquilibre produit par des apports chimiques ou biologiques sans cesse croissants.
Dans ces jardins, les enfants, les vieux, les malades qui sont aujourd'hui rejetés de la production et souvent voués à l'ennui, pourront s'occuper et se sentir utiles. »
Un monde sans argent: Le Communisme, 1976
« Qui aurait dans le monde médiatique du diktat totalitaire la pertinence anti-médiatique et l'intérêt professionnel suicidaire d'aller chercher l'exacte nature profonde des liens existant entre les compagnies pétrolières américaines et les diverses mouvances écologistes existant de par le monde? »
Terror, Véridique rapport sur les dernières nécessités de préservation et d'extension de la Domination américaine sur le monde, 2003
« La mystification écologiste des indistinctions officielles est par conséquent avant tout un fonds de commerce propagandiste du gouvernement du spectacle mondial ayant pour objet de parachever la régulation économique et politique de la planète par Washington qui entend là par le détour orchestré de la conservation de la faune, de la réduction de la population mondiale, d'investissements pour promouvoir une marchandisation plus soigneuse et autres billevesées, centraliser sous sa coupe la justification de la vie fausse.
Au moment où la nature tout entière est désormais consommée par la marchandise, l'imposture écologiste qui vient là simplement verdir l'ignoble puanteur de la marchandisation n'est qu'un bricolage réformiste illusoire de plus pour endoctriner les inquiétudes et les craintes montantes du spectateur.
Ainsi, après l'ingérence humanitaire, l'ingérence écologique est bien le vecteur privilégié de pénétration de l'impérialisme américain qui vise l'universalité concrète d'un pouvoir mondial de sauvetage environnementalo-sermonnaire du fétichisme de l'indistinction. »
L'Internationale, Critique De La Société De L'indistinction, 2007](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p100x100/13912720_1374212935941553_351138603154359508_n.jpg?oh=0deaff0ac84417db5c8b3cf30eae13e8&oe=58415C16)
![« l'Européen doit de plus en plus se culpabiliser à mesure que l'Africain doit, lui, de plus en plus se victimiser.
[...]
Pour ce qui concerne la Traite atlantique des Noirs, Marx a su montrer son rôle dans le champ des différentes méthodes d'accumulation primitive que l'ère capitaliste a fait éclore et c'est une rare malice de l'histoire que ce soit Jacques Attali, spectaculaire expert reconnu en indistinction, qui vienne là confirmer l'auteur du Capital en déclarant entre autres choses intéressantes dans son livre Les Juifs, le monde et l'argent:
« Le 29 avril 1638, une fois les Hollandais installés à Recife, après moult querelles et autant de faillites, le gouvernement des Pays-Bas réduit le commerce de la Compagnie (des Indes occidentales) au seul commerce de matériel de guerre, de bois de teinture et surtout d'esclaves (branche qui lui rapporte 240% de profit net par tête). Le rôle des armateurs juifs y devient si significatif qu'en 1652 la principale source de revenus de la communauté d'Amsterdam est la taxe qu'elle prélève sur les revenus des parts juives au sein de la Compagnie ».
Enfin, notre apologiste de la raison marchande poursuit: « En 1648, sur les douze mille habitants européens du Brésil hollandais, on dénombre mille quatre cent cinquante juifs, presque tous installés à Recife. Certains d'entre eux, raffineurs de sucre, ou courtiers, acquièrent de grandes plantations de canne dans la vallée de Pernambouc. D'autres jouent un rôle significatif dans le commerce des esclaves qu'ils achètent aux bateaux de la Compagnie des Indes pour les revendre à crédit aux planteurs, à un prix très élevé, moyennant de surcroît un intérêt de 3 à 4% par mois, payable à la récole de la canne. Leurs profits sont parfois de 300% par tête. Ils jouent un tel rôle sur ce marché que les enchères aux esclaves n'ont pas lieu les jours de fêtes juives. En 1648, le gouverneur de Recife, Adriaen Lems, écrit à la Compagnie des Indes : "Les non-juifs ne peuvent prospérer, parce que les Nègres sont vendus trop cher et avec un intérêt trop élevé" ».
L'histoire officielle de l'indistinction nécessaire, en passant sous silence ce qui vient là d'être rappelé, en omettant l'ancien et immense traffic d'hommes blancs durant l'Antiquité et en taisant les innombrables razzias islamiques d'esclaves chrétiens, gomme ainsi le mouvement réel de la réalité pour faire oublier que l'« esclavage des Noirs » est aussi une institution solidement enracinée en Afrique, qu'elle y a existé bien avant la naissance de la traite négrière occidentale et qu'elle y a survécu bien après que celle-ci eut été abolie puisqu'on la retrouve encore, notamment au Soudan ou en Mauritanie.
Le spectacle de l'indistinction est la mise en scène de l'irréalité réalisée afin de désapprendre le connaître jusqu'au point d'indifférenciation où l'on pourra faire comme si la quasi totalité des captifs produits en Afrique pour le marché américain ne l'avaient pas aussi distinctement été par les pouvoirs « noirs » alors en place.
Au XIXe siècle, alors que la traite atlantique avait disparu pour permettre la généralisation des rentabilités salariales, le commerce islamique transsaharien et oriental enlevait encore, lui, hors d'Afrique plusieurs millions de personnes dont l'organisation mythique de l'indistinction n'entend évidemment pas parler. »
L'Internationale, Critique De La Société De L'indistinction, 2007
« aucune espèce d'esclavage ne peut être détruite, sans la destruction de tout esclavage. »
Karl Marx, Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel, 1843
« La reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique.
La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui.
L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme.
Et ces droits, il ne les a pas créés.
Produit de la société bourgeoise poussée, par sa propre évolution, à dépasser les anciennes entraves politiques, il ne faisait que reconnaître quant à lui sa propre origine et son propre fondement en proclamant les droits de l'homme. »
Karl Marx & Friedrich Engels, La Sainte Famille, 1845
« L'esclave est vendu une fois pour toutes.
[Le prolétaire] doit se vendre chaque jour et même chaque heure.
L'esclave isolé est propriété de son maître et il a, du fait même de l'intérêt de son maître, une existence assurée, si misérable qu'elle puisse être.
Le prolétaire isolé est propriété, pour ainsi dire, de toute la classe bourgeoise; on ne lui achète son travail que quand on en a besoin: il n'a donc pas d'existence assurée.
Cette existence n'est assurée [qu'au prolétariat tout entier], en tant que classe.
L'esclavage est en dehors de la concurrence.
Le prolétaire est en plein dans la concurrence et en subit toutes les oscillations. »
Friedrich Engels, Principes du communisme, 1847
« Les rapports qui lient l'esclave et le maître, le serf et le seigneur sont des rapports personnels.
Au contraire, plus qu'à un patron, le prolétaire moderne est lié à un système.
Ce qui l'enchaîne, ce n'est pas une allégeance personnelle ou une contrainte particulière, c'est directement la nécessité de survivre, la dictature de ses propres besoins.
Le prolétaire déraciné de sa glèbe et séparé des moyens de production n'a plus d'autre solution que d'aller se prostituer.
Il est libre, merveilleusement libre.
Il peut même si cela lui chante refuser d'aller se vendre et crever de faim. »
Un monde sans argent: Le Communisme, 1976
« Dès que les producteurs ne consommèrent plus eux-mêmes directement leurs produits, mais s'en dessaisirent par l'échange, ils en perdirent le contrôle.
Ils ne surent plus ce qu'il en advenait, et il devint possible que le produit fût employé quelque jour contre le producteur, pour l'exploiter et l'opprimer.
C'est pourquoi aucune société ne peut, à la longue, rester maîtresse de sa propre production, ni conserver le contrôle sur les effets sociaux de son procès de production, si elle ne supprime pas l'échange entre individus. [...]
L'argent [...] marchandise universelle contre laquelle toutes les autres étaient échangeables; mais, en inventant la monnaie, les hommes ne pensaient pas qu'ils créaient encore une force sociale nouvelle, l'unique force universelle devant laquelle la société tout entière devait s'incliner. »
Friedrich Engels, L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, 1884
« Sur la base du système actuel, le travail n'est qu'une marchandise comme toutes les autres.
Il faut, par conséquent, qu'il passe par les mêmes fluctuations pour atteindre un prix moyen qui corresponde à sa valeur.
Ce serait une absurdité de le traiter, d'une part, comme une marchandise, et de vouloir, d'autre part, le soustraire aux lois qui déterminent les prix des marchandises.
L'esclave reçoit une quantité fixe et constante pour sa subsistance, mais pas le salarié.
Il faut donc que celui-ci essaie, dans un cas, d'arracher une augmentation des salaires, ne serait-ce que pour compenser la baisse des salaires dans l'autre cas.
S'il se contentait d'admettre la volonté, le diktat du capitaliste comme une loi économique constante, il partagerait toute la misère de l'esclave sans jouir de sa sécurité. »
Karl Marx, Salaire, prix et profit, 1865
« La continuité du rapport de l’esclave et de l’esclavagiste était assurée par la contrainte subie directement par l’esclave.
En revanche, [le prolétaire] libre est obligé d’assurer lui-même la continuité de son rapport, car son existence et celle de sa famille dépendent du renouvellement continu de la vente de sa force de travail au capitaliste.
Pour l’esclave, le minimum de salaire est une grandeur constante, indépendamment de son travail.
Pour [le prolétaire] libre, la valeur de sa force de travail et le salaire moyen correspondant ne sont pas déterminés à l’avance, indépendamment de son travail, ni maintenus dans les limites fixes de ses besoins purement physiologiques.
Certes, pour l’ensemble de la classe, la moyenne en est plus ou moins constante, comme il en est de la valeur de n’importe quelle marchandise.
Mais, elle n’apparaît pas sous une réalité aussi immédiate à chaque [prolétaire] en particulier, dont le salaire se tient au-dessus ou au-dessous de ce minimum. [...]
Chez l’esclave, une force ou une habileté particulière peut accroître son prix d’achat, mais cela ne le concerne pas.
Ce n’est pas le cas du [prolétaire] libre, qui est propriétaire de sa force de travail. »
Karl Marx, Un chapitre inédit du Capital, 1867
« Tandis que les serfs fugitifs ne voulaient que développer librement leurs conditions d'existence déjà établies et les faire valoir, mais ne parvenaient en dernière instance qu'au travail libre, les prolétaires, eux, doivent, s'ils veulent s'affirmer en tant qu'êtres humains, abolir leur propre condition d'existence antérieure, laquelle est, en même temps, celle de toute la société jusqu'à nos jours; ils doivent abolir le travail.
C'est pourquoi ils se trouvent, de ce fait, en opposition directe, avec la forme que les individus de la société ont jusqu'à présent choisie pour expression d'ensemble, c'est-à-dire en opposition avec l'État, et il leur faut renverser l'État pour réaliser leur personnalité ».
Karl Marx et Friedrich Engels, L'Idéologie allemande, 1846
« Chômeur ou au travail, "bien" ou "mal" payé, le prolétaire reste un esclave déshumanisé, prisonnier du monde de l'argent qui fait de lui une marchandise, condamnée pendant des décennies à s'épuiser et à s'abrutir en vue de produire d'autres marchandises... »
Guerre De Classe, Les Gouvernements Changent, L'Exploitation Capitaliste Demeure!, 1981](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p100x100/13939363_1373205502708963_4139278338782034154_n.jpg?oh=d81aba94dbe3193ebe731481499f5d71&oe=5852DB15)
![« Qui regarde toujours, pour savoir la suite, n’agira jamais: et tel doit bien être le spectateur. »
Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, 1988
« Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.
Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l’unité de cette vie ne peut plus être rétablie.
La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation.
La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l’image autonomisé, où le mensonger s’est menti à lui-même.
Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant.
[...] Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.
[...] Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels, et les motivations efficientes d’un comportement hypnotique. »
Guy Debord, La Société Du Spectacle, 1967
« L'argent, [...] - moyen et pouvoir de convertir la représentation en réalité et la réalité en simple représentation, transforme tout aussi bien les forces essentielles réelles et naturelles de l'homme en représentation purement abstraite et par suite en imperfections, en chimères douloureuses, que d'autre part il transforme les imperfections et chimères réelles, les forces essentielles réellement impuissantes qui n'existent que dans l'imagination de l'individu, en forces essentielles réelles et en pouvoir.
[...] il est donc la perversion générale des individualités, qui les change en leur contraire et leur donne des qualités qui contredisent leurs qualités propres.
Il apparaît alors aussi comme cette puissance de perversion contre l'individu et contre les liens sociaux, etc., qui prétendent être des essences pour soi.
Il transforme la fidélité en infidélité, l'amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maître, le maître en valet, le crétinisme en intelligence, l'intelligence en crétinisme.
Comme l'argent, qui est le concept existant et se manifestant de la valeur, confond et échange toutes choses, il est la confusion a la permutation universelles de toutes choses, donc le monde à l'envers, la confusion et la permutation de toutes les qualités naturelles et humaines. »
Karl Marx, Manuscrits de 1844, 1844](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p100x100/13920935_1372400159456164_7850714424047273261_n.jpg?oh=2fab9a683c5283fc8618b0c5d7fc7594&oe=584557DA)
![« C'est le capital lui-même qui fixe une borne à la production capitaliste, parce qu'il est le point de départ et le point d'arrivée, la raison et le but de la production et qu'il veut qu'on produise exclusivement pour lui, alors que les moyens de production devraient servir à une extension continue de la vie sociale.
Cette borne, qui limite le champ dans lequel la valeur-capital peut être conservée et mise en valeur par l'expropriation et l'appauvrissement de la masse des producteurs, se dresse continuellement contre les méthodes auxquelles le capital a recours pour augmenter la production et développer ses forces productives.
Si historiquement la production capitaliste est un moyen pour développer la force productive matérielle et créer un marché mondial, elle est néanmoins en conflit continuel avec les conditions sociales et productives que cette mission historique comporte.
[...] La contradiction entre cette puissance sociale à laquelle s'élève le capital et la puissance privée du capitaliste sur les conditions sociales de la production s'affirme de plus en plus; elle doit aboutir nécessairement à la dissolution de cet état de choses et à un système de production générale, commune et socialisée.
Cette solution est le résultat inévitable du mode de développement des forces productives dans le système capitaliste. »
Karl Marx, Le Capital Livre III, 1870
« Au sein d'un ordre social communautaire, fondé sur la propriété commune des moyens de production, les producteurs n'échangent pas leurs produits [...] »
Karl Marx, Critique du programme de Gotha, 1875
« En s'émancipant du trafic et de l'argent, [...] l'époque actuelle s'émanciperait elle-même. »
Karl Marx, La Question Juive, 1843
« Ici, à Fraga [petite ville aragonaise], s’il prend à quelqu’un la fantaisie de jeter des billets de 1 000 pesetas dans la rue, personne n’y prêtera attention.
Rockefeller, si vous veniez à Fraga avec tout votre compte en banque, vous ne pourriez même pas vous payer une tasse de café.
L’argent, votre serviteur et votre Dieu, a été chassé de notre ville et le peuple est heureux. »
Die Soziale Revolution, n° 3, janvier 1937
« Il n’y avait pas de classe de patrons ni de classe de domestiques, il n’y avait plus de mendiants, de prostituées, d’hommes de loi, de prêtres, de lécheurs de bottes, plus de saluts militaires obligatoires.
Je respirais l’air de l’égalité [...] »
George Orwell, Hommage à la Catalogne, 1938
« L'argent [...] marchandise universelle contre laquelle toutes les autres étaient échangeables; mais, en inventant la monnaie, les hommes ne pensaient pas qu'ils créaient encore une force sociale nouvelle, l'unique force universelle devant laquelle la société tout entière devait s'incliner. [...]
Dès que les producteurs ne consommèrent plus eux-mêmes directement leurs produits, mais s'en dessaisirent par l'échange, ils en perdirent le contrôle.
Ils ne surent plus ce qu'il en advenait, et il devint possible que le produit fût employé quelque jour contre le producteur, pour l'exploiter et l'opprimer.
C'est pourquoi aucune société ne peut, à la longue, rester maîtresse de sa propre production, ni conserver le contrôle sur les effets sociaux de son procès de production, si elle ne supprime pas l'échange entre individus. »
Friedrich Engels, L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, 1884
« Lorsque l’humanité commença à acheter et à vendre, elle perdit son innocence; et les hommes commencèrent alors à s’opprimer les uns les autres et à contrevenir à la nature humaine. »
Gerrard Winstanley, La Loi de liberté, 1652
« L'économie bourgeoise est une économie double.
L'individu bourgeois n'est pas un homme, mais une maison de commerce.
Nous voulons détruire toutes les maisons de commerce.
Nous voulons supprimer l'économie double pour en fonder une d'une seule pièce, que l'histoire connaissait déjà à l'époque où le troglodyte sortait pour cueillir autant de noix de coco qu'il avait de compagnons dans la caverne, avec ses mains pour seul instrument. »
Amadeo Bordiga, Propriété et Capital, 1953
« L'échange marchand est un lien et un progrès.
Mais c'est un lien entre des parties antagonistes.
Il disparaîtra sans que l'on en revienne au troc, cette forme primitive de l'échange.
L'humanité ne sera plus divisée en groupes opposés et en entreprises.
Elle s'organisera pour aménager et utiliser son patrimoine commun, pour distribuer corvées et jouissances.
La logique du partage remplacera la logique de l'échange. »
Un monde sans argent: Le Communisme, 1976
« Monde sans hiérarchie, gens qui n’obéissent à personne, société indifférente à la possession de la richesse, chefs qui ne commandent pas, cultures sans morale car elles ignorent le péché, société sans classe, société sans État, etc.
Bref, ce que les écrits des voyageurs anciens ou des savants modernes ne cessent de clamer sans parvenir à le dire, c’est que la société primitive est, en son être, indivisée.
Elle ignore – parce qu’elle empêche leur apparition – la différence entre riches et pauvres, l’opposition entre exploiteurs et exploités, la domination du chef sur la société. »
Pierre Clastres, Archéologie de la violence, 1977
« Ce qui nous importe, ce n'est pas le mode de vie des primitifs, l'image du bonheur dans la simplicité, l'innocence...
L'étude des primitifs nous montre ce que peut être une certaine forme d'équilibre et d'harmonie sociale, ce que peut être l'adaptation et l'utilisation par l'homme de son milieu, ce que peut être une abondance qui ne soit pas la richesse capitaliste, ce que peut être un homme qui ne soit pas l'homme économique.
Tout cela ne peut se ramener à une question de niveau technique plus ou moins réduit ou de besoins plus ou moins limités.
Notre point de vue est d'abord historique et il voit dans le communisme primitif comme dans le communisme supérieur deux moments à la fois distincts et proches de l'évolution humaine. »
La Guerre Sociale N°1, 1977e](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p100x100/13920701_1369915173037996_5363420598554136520_n.png?oh=fd2db104cc228ebdb56d9e0a46130c2a&oe=584A815A)
![« Le fait que les apologistes nient la crise avec des mots nous intéresse pour autant qu’ils nous démontrent le contraire de ce qu’ils veulent prouver.
Pour nier la crise, ils parlent d'unité là où il y a antagonisme et contradiction.
Ce qui nous importe, c'est qu'ils, prétendent que si les contradictions - éliminées par leurs ratiocinations - n'existaient pas effectivement, il n'y aurait pas non plus de crise.
Mais, en fait, il y a des crises, parce que ces contradictions existent.
Chaque argument qu'ils opposent à la crise n'est qu'une contradiction résolue par leurs élucubrations, donc une contradiction réelle qui produit une crise non moins réelle.
Le désir de se convaincre soi-même de l'inexistence de contradictions est du même coup le vœu pieux qu’elles, ne devraient pas exister, c'est dire que ces contradictions existent réellement. »
Karl Marx, Théories sur la plus-value, 1863
« Si le système du crédit apparaît comme le levier principal de la surproduction et de la sur-spéculation commerciale, c'est uniquement parce que le processus de reproduction, élastique par nature, est ici poussé jusqu'à l'extrême limite [...]
En même temps, le crédit accélère les manifestations violentes de cet antagonisme, c'est à dire les crises, et, par conséquent, les éléments de dissolution du mode capitaliste de production. »
Karl Marx, Le Capital Livre III, 1870
« Les contradictions [du capital] provoqueront des explosions, des cataclysmes et des crises au cours desquels les arrêts momentanés de travail et la destruction d’une grande partie des capitaux ramèneront, par la violence, le capital à un niveau d’où il pourra reprendre son cours.
Ces contradictions créent des explosions, des crises, au cours desquelles tout travail s’arrête pour un temps, tandis qu’une partie du capital est détruite, ramenant le capital par la force au point où, sans se suicider, il est à même d’employer de nouveau pleinement sa capacité productive.
Cependant ces catastrophes qui le régénèrent régulièrement se répètent à une échelle toujours plus grande et finiront par provoquer son renversement violent. »
Karl Marx, Grundrisse, 1858](https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/p100x100/13886937_1368313776531469_6707673512699802385_n.jpg?oh=b07ca6c3150b49b56dd1dd5bdcc3c295&oe=584768AE)






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