Bienvenue sur la voie de la vérité.

Vous êtes sur ce blog par curiosité ? Non , direz certains.
Alors vous recherchez votre âme dans mes yeux ? Non , direz certains.
Vous êtes arrivés jusqu'à mon âme ? Comment ? Par pur hasart ? Non , direz certains.
Et vos autres ? Vous avez suivi le goufre de la curisité ? Vous avez vu mon âme ? Comment cela était ? Pas par pur hasart ? Non, direz les autres .
Alors Vous incertains qui ont vu mon âme , il vous à ébloui dans la lumière du jour ? Ou dans les ténébres de la nuit ?Non, direz certains.
C'est une question ou une réponse ?

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Bienvenue citoyen du monde

Bienvenue citoyen du monde







Le monde s'est donné à un systeme unique,a refusé les utopies, les religions .En procedant ainsi il a accordé aux minorités ethniques le droit de la riposte et la ségrégation par sa propre democratie.Pour remédier à cela il a instoré des institutions soit disant de sécurité et devenu fanatique des armes pour departager les adversaires des guerres . Selon ma conviction certes la technologie nous a fait évoluer sans mûrir dans nos esprits.




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25/01/2019

Athéisme

Croire en Dieu est le signe d'une aliénation de l'homme qui abaisse ses propriétés (libertéconscience transcendantale, créativité, etc.) pour les projeter sur Dieu. Les déterminations divines sont les déterminations humaines absolutisées. « L'homme est appauvri de ce dont Dieu est enrichi ». L'homme est donc dépouillé de sa vraie nature, rendu étranger à lui-même. La tâche de la critique de la croyance en Dieu est de restituer à l'homme son être perdu en Dieu.

24/01/2019

Etats

l'État n'est pas l'incarnation d'un quelconque « intérêt général », c'est un « monstre froid » au service d'intérêts égoïstes.

On distingue quatre étapes dans le mouvement de libération de l'esprit du monde qui correspondent à quatre empires historiques  :
  1. Le monde oriental : régime patriarcal et gouvernement théocratique, où l'individu n'a pas de droit, où les coutumes ne se distinguent pas des lois ;
  2. Le monde grec : apparition du principe de l'individualité, mais les peuples restent particuliers et la liberté suppose l'esclavage ;
  3. Le monde romain : séparation entre l'universel et la conscience de soi personnelle et privée, mais opposition de l'aristocratie et de la démocratie, les droits restent formels, l'universel est abstrait ;
  4. Le monde germanique : perte du monde, l'esprit est refoulé en lui-même, mais réconciliation à l'intérieur de la conscience de soi de la vérité et de la liberté, un royaume intellectuel s'oppose au royaume temporel.
L'État est une image et forme de réalisation de la raison, mais la conscience de soi se retrouve plus librement dans la « religion » et surtout dans la « science »

On refuse les institutions du type État, mais la pensée politique n'en est pas moins, dans certaines limites, hiérarchique et inégalitaire. La préservation des inégalités sociales engendre une mentalité de caste d'où seule peut surgir une culture féconde et élitiste, délivrée des besoins et des nécessités de la vie. On juge en conséquence qu'une classe d'hommes vivants par l'esprit et pour l'esprit devrait être protégée de la foule des hommes médiocres.
« Pour que l'art puisse se développer sur un terrain fertile, vaste et profond, l'immense majorité doit être soumise à l'esclavage et à une vie de contrainte au service de la minorité et bien au-delà des besoins limités de sa propre existence. Elle doit à ses dépens et par son sur-travail dispenser cette classe privilégiée de la lutte pour l'existence afin que cette dernière puisse alors produire et satisfaire un nouveau monde de besoins. »

Sciences

L'anthropologie est l'étude de l'âme, c'est-à-dire de l'esprit en tant qu'il ne s'est pas encore élevé à la conscience. L'anthropologie se déploie trois moments :
  • L'âme naturelle ;
  • L'âme qui éprouve des sentiments ;
  • L'âme effective.
La phénoménologie trouve ici une place. Il importe de distinguer deux « phénoménologies de l'esprit », de même qu'il existe deux « logiques »
La psychologie est l'étude de l'esprit. Elle traverse les étapes suivantes :
  • L'esprit théorique ;
  • L'esprit pratique ;
  • L'esprit libre.

Art & Esthétique

L'art est profondément dépendant de notre faculté de jugement.

Ce n'est pas vraiment l'objet qui est beau, mais la représentation que l'on s'en fait.


  • L'universalité sans concept : « Est beau ce qui plaît universellement sans concept ». Le beau est un intermédiaire entre la sensibilité et l'entendement : ce n'est pas un concept définissable par notre seul entendement.
  • Une finalité sans fin : Le beau n'est pas l'utile, il n'a donc pas de fin extérieure. Il a néanmoins une fin interne (l'harmonie des facultés subjectives).
  • Un plaisir désintéressé : Le beau ne se confond pas avec l'agréable, qui relève pour sa part d'une perception strictement personnelle . Alors que pour l'exemple d'un jugement sur la beauté d'une chose, il explique : « Je ne juge pas seulement pour moi, mais pour tout le monde, et je parle de la beauté comme si c'était une qualité des choses. » Si le beau apporte plaisir et satisfaction, c'est de manière désintéressée.
On distingue deux types de beau : la beauté libre et la beauté adhérente.
  • Le « sublime » : Pour Kant, le sublime se distingue du beau en ce qu'il « dépasse » ou excède notre entendement.

« L'art ne veut pas la représentation d'une belle chose mais la belle représentation d'une chose. » l'interprétation de « l’esthétisme » se fait par une appréciation variable d'un individu à l'autre.

L'art exprime l'Idée sous une forme sensible, c'est l'absolu donné à l'intuition : le Beau est la manifestation sensible de l'Idée, mais sans en être une forme achevée.
L'art est une objectivation de la conscience par laquelle elle se manifeste à elle-même. Il constitue donc un moment important de son histoire. La réflexion sur l'art implique la fin de l'art, au sens où cette fin est un dépassement de l'élément sensible vers la pensée pure et libre. Ce dépassement doit se réaliser dans la religion et la philosophie. La plus mauvaise des productions de l'homme sera toujours supérieure au plus beau des paysages, car l'œuvre d'art est le moyen privilégié par lequel l'esprit humain se réalise[.
L'histoire de l'art se divise en trois, suivant la forme et le contenu de l'art :
  • art symbolique, oriental, baroque, où la forme excède le contenu ;
  • art classique, grec, classique, qui est l'équilibre de la forme et du contenu ;
  • art romantique, chrétien, romantique, où le contenu absorbe la forme.
On  estime que notre attitude à l'égard des créations de l'art est désormais plus froide et réfléchie ; au xixe siècle, l'art satisfait moins des besoins spirituels qu'auparavant : « l'art est pour nous quelque chose du passé ».

Phrases

« les infirmités de l'âge » atteignirent le père dans sa vieillesse jusqu'à entraîner chez lui « une grande opiniâtreté de tempérament »

22/01/2019

Péché originel

Rousseau ne croit pas au péché originel, une doctrine qui incrimine la nature humaine et qu'il a longuement combattue. Il parle avec ironie de ce péché « pour lequel nous sommes punis très justement des fautes que nous n’avons pas commises » . S'il rejette cette doctrine, c'est pour des raisons théologiques, car il voit dans les implications de ce dogme une conception dure et inhumaine, qui « obscurcit beaucoup la justice et la bonté de l'Être suprême »


Erreurs humaines

Rousseau a abandonné ses cinq enfants, nés entre 1746-1747 et 1751-1752, à l'hospice des enfants trouvés.

Volonté

La volonté générale n'est pas universelle, elle est propre à un État, à un corps politique particulier. 

Lettres

En 1756, lorsque Voltaire envoie à Rousseau son Poème sur le désastre de Lisbonne, l’incompréhension est cette fois du côté de ce dernier. Il répond : « Rassasié de gloire et désabusé des vaines grandeurs, vous vivez libre au sein de l’abondance : vous ne trouvez pourtant que mal sur terre ; et moi, homme obscur, pauvre, tourmenté d’un mal sans remède, je médite avec plaisir dans ma retraite et trouve que tout est bien. D’où viennent ces contradictions apparentes ? Vous l’avez-vous-même expliqué : vous jouissez, moi j’espère, et l’espérance adoucit tout ». Voltaire ne répond pas sur le fond.

Voltaire lui répond ironiquement : « J’ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain, je vous en remercie (…) On n’a jamais tant employé d’esprit à vouloir nous rendre bêtes ; il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage. Cependant, comme il y a plus de soixante ans que j’en ai perdu l’habitude, je sens malheureusement qu’il m’est impossible de la reprendre »

L’affrontement est cependant resté courtois jusqu’à la véritable déclaration de guerre (publiée plus tard dans les Confessions, livre X) que Rousseau adresse à Voltaire le 17 juin 1760 : « Je ne vous aime point, Monsieur ; vous m’avez fait tous les maux qui pouvaient m’être les plus sensibles, à moi, votre disciple et votre enthousiaste. Vous avez perdu Genève, pour le prix de l’asile que vous y avez reçu ; vous avez aliéné de moi mes concitoyens pour le prix des applaudissements que je vous ai prodigués parmi eux ; c’est vous qui me rendez le séjour de mon pays insupportable ; c’est vous qui me ferez mourir en terre étrangère (…) Je vous hais, enfin, puisque vous l’avez voulu ; mais je vous hais en homme plus digne de vous aimer si vous l’aviez voulu. De tous les sentiments dont mon cœur était pénétré pour vous il n’y reste que l’admiration qu’on ne peut refuser à votre beau génie, et l’amour de vos écrits ».

Voltaire va mener contre Rousseau une campagne d’insultes et de railleries, même s’il écrit en 1767 : « Pour moi, je ne le regarde pas comme un fou. Je le crois malheureux à proportion de son orgueil : c’est-à-dire qu’il est l’homme du monde le plus à plaindre »

Animaux

« Les animaux sont animés de vie avec presque les mêmes principes et ont des idées, du sentiment et de la mémoire »« Les animaux sont animés de vie avec presque les mêmes principes et ont des idées, du sentiment et de la mémoire »
  On ne croit pas que l'humanité soit le centre de la création ou le sommet de la chaîne alimentaire – et que les animaux soient en dessous des nations humaines et comme uniquement « prédestinés » à servir de nourriture aux hommes 

18/01/2019

Connaissances

I existe des limites de notre capacité à fournir des explications mécanistes des phénomènes naturels.  :
«Si nous nous sommes pas capables d'acquérir une connaissance philosophique des corps qui sont autour de nous, et qui font partie de nous-mêmes, puisque nous ne saurions avoir une certitude universelle de leurs secondes qualités, de leurs puissances, et de leurs opérations. Nos sens aperçoivent chaque jour différents effets, dont nous avons jusque-là une connaissance sensitive: mais pour les causes, la manière et la certitude de leur production.»

 La connaissance a une origine morale ; elle est une évaluation du monde selon des valeurs humaines, selon ce que l'homme désire trouver dans le monde.

Le sentiment, le plaisir que cause une croyance serait la preuve de sa vérité. L'idéalisme se confond ainsi avec le désirable : l'homme veut que le monde ou une partie du monde satisfasse ses désirs. L'interprétation  réduit de cette manière tout idéalisme, toute métaphysique et toute morale à une forme d'eudémonisme. Par là, il leur dénie le droit de dire ce qui est vrai.
En effet, tout ce qui est prouvé dans ce cas, c'est la force du sentiment, la force du désir en contradiction avec la réalité. Mais une vérité peut être ennuyeuse, désespérante, ne pas se conformer avec nos souhaits moraux ; il faut envisager sérieusement l'idée que la vérité peut être horrible, inhumaine, que l'on peut périr de la vérité. De cette manière on supprime tout lien nécessaire entre Vérité et Bien, lien qui existe dans la métaphysique .
De ce fait, l'idéalisme, c'est-à-dire le déni de la réalité que nous avons sous nos yeux au profit d'une réalité différente et plus agréable, cet idéalisme, poussé à ses extrêmes, est comparable aux sentiments morbides que ressent un malade qui ne supporte pas le contact physique. L'idéaliste, le chrétien, le démocrate, le socialiste, l'anarchiste, la féministe, etc., sont tous plus ou moins dans une situation fausse relativement à la réalité : ils adoptent un comportement infantile de refus qui découle inévitablement de leurs faiblesses.
Les convictions morales (telles que l'égalité entre les hommes) qui supposent des catégories métaphysiques comme l'idée qu'il y aurait une essence une et universelle de l'homme (qui supposent donc un autre monde, le monde vrai, réel, de la morale), ne se distinguent alors pas d'une sorte de mensonge irrépressible déterminé par un profond malaise physiologique et psychologique face à notre existence foncièrement immorale, face au caractère tragique de la vie.
À l'opposé de l'eudémonisme de la vérité, la capacité de regarder froidement la réalité, sans y projeter ses désirs et ses insatisfactions, est une vertu philosophique nommée probité.

Nos connaissances sont modelées par des cadres mentaux qui préexistent à toute expérience. Ainsi, la perception du temps (linéaire), de l’espace (à trois dimensions), ou de la causalité (chaque chose à une cause qui la précède) ne reflètent peut-être pas la nature profonde du monde, mais expriment plutôt la structure de notre esprit.

La raison seule est inapte à comprendre le monde tel qu’il est 
La vérité ultime sera à jamais inaccessible à la pensée

17/01/2019

Elements de base

   « Supposons donc qu'au commencement l'âme est ce qu'on appelle une table rase [white paper], vide de tous les caractères sans aucune idée, quelle qu'elle soit. Comment vient-elle à recevoir des idées ? Par quel moyen en acquiert-elle cette prodigieuse quantité que l'imagination de l'homme, toujours agissante et sans bornes, lui présente avec une variété presque infinie ? D'où puise-t-elle tous ces matériaux qui sont somme le fond de tous ses raisonnements et de toutes ses connaissances ? A cela je réponds en un mot, de l'expérience : c'est le fondement de toutes nos connaissances, et c'est de là qu'elles tirent leur première origine »


 L'idée simple « est exempte de toute composition, et ne produit par conséquent dans l'âme qu'une conception entièrement uniforme qui ne peut être distinguée en différentes idées ». Elles « sont les matériaux de toutes nos connaissances,[et] ne sont suggérées à l'âme que par les deux voies :la sensation , et par la réflexion »
 Idées simples : celles des qualités sensibles des objets (couleurs, sensation de chaud, de froid, de dur, d'amère, de doux) sont transmises à l'esprit par les sens. Il existe aussi des idées simples qui ne viennent ni purement des sens, ni purement de la réflexion, mais d'un mélange des deux comme les idées de plaisir, d'unité, de pouvoir, d'existence. Toute idée simple présente à notre esprit trouve sa source dans l'expérience.

Les idées complexes sont composées de plusieurs idées simples. Elles peuvent s'imposer à notre esprit par les sens. L'idée qu'on se fait d'une pomme est complexe car elle est composée des idées de couleur, taille, etc. D'autres idées complexes peuvent être créées par l'esprit, qui est alors actif et qui peut produire des idées qui n'ont pas une réalité préexistante : par exemple l'idée de monstres fabuleux. L'esprit peut créer des idées complexes selon deux processus, celui de composition qui conduit aux idées complexes de substances ou de modes et celui de mise en relation d'idées simples.

À côté des actions de composition et de mise en relation que réalise l'esprit, il procède aussi par abstraction ce qui conduit à une généralisation. 
 Si les mots sont le signe extérieur des idées et si ces idées correspondent uniquement à des choses particulières alors le nombre de mots serait infini. Mais, « pour prévenir cet inconvénient, l'esprit rend générales les idées particulières qu'il a reçues par l'entremise des objets particuliers, ce qu'il fait en considérant ces idées comme des apparences séparées de toute autre chose. C'est ce qu'on appelle abstraction, par où des idées tirées de quelque être particulier devenant générales, représentent tous les êtres de cette espèce, de sorte que les noms généraux quoi leur donne, peuvent être appliqués à tout ce qui dans les être actuellement existants convient à ces idées abstraites ».

Les généralisations sont purement un processus mental. Dans la nature il n'y a que du particulier. Locke distingue deux manières de procéder à l'abstraction qui conduisent à deux sortes d'idées abstraites. Dans le premier cas l'idée abstraite est l'idée simple d'une qualité sensible tandis que et dans le second cas  une idée abstraite est une idée complexe obtenue en éliminant nombre d'idées simples. 

la vérité n'est pas à proprement parler une propriété des idées, c'est seulement un jugement. 

Si Dieu n'a pas donné aux hommes des idées innées; il leur a attribué des facultés de perception et de réflexion qui leur permettent de vivre dignement.
«  Idée tout ce qui est l'objet de notre entendement lorsque nous pensons »
     (penser "avec des idées")ou (penser "à des idées") en tant qu'elles sont dans les corps des modifications de matière qui produisent ces perceptions dans l'esprit. J'appelle idée tout ce que l'esprit aperçoit en lui-même: et j'appelle qualité du sujet, la puissance ou la faculté  qu'il y a de produire une certaine idée dans l'esprit »

notre âme contiendrait passivement des idées indépendamment de l’expérience.


L'action de penser repose sur les idées. L'esprit doit vérifier nos croyances, nos à priori de façon à arriver à une vraie connaissance.
« La manière dont l'esprit reçoit ces sortes de propositions, est ce qu'on nomme croyance, assentiment ou opinion; ce qui consiste à recevoir une proposition pour véritable sur des preuves,de trancher entre la probabilité et la certitudeentre la foi et la connaissance»
Ce qui détermine la volonté et nous porte à l'action c'est l'inquiétude causée par le désir, le désir étant d'ailleurs « un état d'inquiétude ».

La connaissance découle de l'expérience. Ce qui signifie que toutes les idées et tous les matériaux à partir desquels notre connaissance est façonnée par notre raison dérivent de l'expérience. Si Dieu n'a pas « gravé certaines idées dans l'âme de tous les hommes », il leur a donné « des facultés qui suffisent pour leur faire découvrir toutes les choses nécessaires à un être tel que l'homme, par rapport à sa véritable destination ».

Il existe trois degrés de connaissance : intuitive, démonstrative et sensitive.
La connaissance intuitive est la perception immédiate de la convenance ou de la disconvenance des idées entre elles, sans idée intermédiaire. ».
La connaissance démonstrative consiste à comparer des idées et à en percevoir la convenance ou la disconvenance par le moyen d'autres idées qui sont des preuves pour la démonstration. La connaissance démonstrative dépend des preuves, elle n'est pas facile acquérir. Elle est précédée de quelque doute et n'est pas si claire que la connaissance intuitive. De plus, chaque degré de déduction doit être connu intuitivement. Dans le domaine de démonstration, ce sont les mathématiques qui sont le plus haut degré de la certitude, car elle comporte les quatre degrés. Nous concevons intuitivement les idées abstraites des mathématiques, et ces intuitions claires et distinctes permettent d'en déduire des propriétés. En revanche, le domaine de l'expérience ne fournit pas de telles idées, il ne s'y trouve rien de certain et d'universel, tout y est contingent. Dans le domaine de la démonstration,la preuve de l'existence de 'EL  ; c'est, selon lui, la seule existence qui puisse être prouvée et cela, avec une certitude égale à celle des mathématiques. En effet, si nous considérons notre existence, nous savons que quelque être réel existe ; or, si le non-être ne peut rien produire, alors il y a un être qui existe de toute éternité.
La connaissance sensitive établit l'existence des êtres particuliers qui existent en dehors de nous en fonction des idées que nous nous en faisons. Ces connaissances vont au-delà de la probabilité mais en deçà des degrés de certitude des connaissances intuitives et démonstratives.

 « L'homme serait dans un triste état, s'il ne pouvait tirer  que des choses qui sont fondées sur la certitude d'une véritable connaissance », c'est pourquoi Dieu « nous a fourni aussi, par rapport à la plus grande partie des choses qui regardent nos propres intérêts, une lumière obscure et un simple crépuscule de probabilité conforme à l'état de médiocrité et d'épreuve où il lui a plu de nous mettre dans ce monde, afin de réprimer par là notre présomption et la confiance excessive que nous avons en nous-mêmes ». Lorsque la connaissance n'est pas certaine, il nous invite à recourir au jugement qui « consiste à présumer que les choses sont d'une certaine manière, sans les apercevoir avec certitude ».

La connaissance « n'est autre chose que la perception de la liaison et de la convenance, ou de l'opposition et de la disconvenance qui se trouve entre deux idées ». Cette définition est très différente de celle de Descartes pour qui la connaissance est une idée claire et nette. Locke distingue quatre sortes de relations dans la connaissance humaine :
  • identité ou diversité (logique) : deux choses sont les mêmes ou sont différentes ;
  • relation (mathématique) appelée aussi relative : c'est la « perception du rapport qui existe entre deux idées, de quelque espèce qu'elles soient, substances, modes ou autres » ;
  • coexistence , ou connexion nécessaire (physique) ;
  • existence réelle (métaphysique).

 Le « centre » de la connaissance est le sujet ou l'être raisonnable qui  reconnaît l'objet. Donc nous ne pouvons pas connaître la réalité en soi , mais seulement la réalité telle qu'elle nous apparaît sous la forme d'un objet, ou phénomène.


La logique est « la science de l'Idée pure, c'est-à-dire de l'Idée dans l'élément abstrait de la pensée ». La logique se divise en trois moments :

  • L'être : « L'être pur constitue le commencement, parce qu'il est aussi bien pensée pure que l'immédiat simple. La définition véritablement première de l'absolu est par suite qu'il est l'être pur » ;
  • L'essence ;
  • Le concept : « Le concept est ce qui est libre, en tant qu'il est la pure négativité de la réflexion de l'essence en elle-même ou la puissance de la substance, — et, en tant qu'il est la totalité de cette négativité, ce qui est en et pour soi déterminé ».
  •  Le corps, pour qui notre esprit (notre réalité pensante) nous est le mieux connu. Nous ne connaissons rien d'autre que le monde de nos sentiments et de nos représentations, ce qui peut se comparer à l'intuition de notre subjectivité . Ainsi le corps n'est-il pas en premier lieu le corps objet de la connaissance scientifique, mais le corps vécu : notre conception de l'être est une abstraction de notre rythme physiologique.
Toute connaissance doit prendre pour point de départ la sensibilité. Mais,que les formes de notre appréhension de l'existence relèvent en premier lieu de notre organisation physiologique (et de ses fonctions : nutrition, reproduction), tandis que les fonctions jugées traditionnellement plus élevées (la pensée) n'en sont que des formes dérivées.
Nous ne pouvons rien connaître autrement que par analogie avec ce qui nous est donné, i.e. que toute connaissance est une reconnaissance, une classification, qui retrouve dans les choses ce que nous y avons mis, et qui reflète notre vie la plus intime (nos pulsions, la manière dont nous sommes affectés par les choses et comment, de là, nous les jugeons). Le monde dans son ensemble, lorsque nous tentons une synthèse de nos connaissances pour le caractériser, n'est jamais que le monde de notre perspective, qui est une perspective vivante, affective. Le monde est Volonté de puissance, dès lors qu'il a justifié que l'homme, en tant qu'organisme, est Volonté de puissance. Pour Nietzsche, nous ne pouvons faire autrement que de projeter cette conception de l'être qui nous appartient du fait que nous vivons, et cela entraîne également pour conséquence que la connaissance est interprétation, puisqu'une connaissance objective signifierait concevoir une connaissance sans un sujet vivant. En conséquence, l'être n'est pas d'abord l'objet d'une quête de vérité, l'être est, pour l'homme, de la manière la plus intime et immédiate, vie ou existence.
À partir de ce perspectivisme, on estime que toute science (en tant que schématisation quantitative) est dérivée nécessairement de notre rapport qualitatif au monde, elle en est une simplification, et répond à des besoins vitaux :
Dans un premier temps, à l'époque des Considérations inactuelles, on avait déduit de ce point de départ que nous ne pouvons comprendre la matière autrement que comme douée de qualités spirituelles, essentiellement la mémoire et la sensibilité. On avait ainsi tenté de dépasser d'un seul coup le matérialisme et le spiritualisme qui opposent tous deux la matière et la conscience d'une manière qui demeure inexpliquée. En posant « l'esprit » comme matière. Avec le développement de la notion de Volonté de puissance, puisque les qualités attribuées à cette puissance sont généralisables à l'ensemble de ce qui existe ; de ce fait, on suppose que l'inorganique pourrait posséder, comme toute vie, sensibilité et conscience, du moins dans un état plus primitif. La nature fait naître un être plus complexe d'un état antérieur .

La réalité est un résultat qui n'apparaît que par une perspective, structure de la volonté de puissance que nous sommes. Une pensée de la réalité comme interprétation, reposant sur une thèse sensualiste, tout ceci supposant que toute interprétation n'existe qu'en tant que perspective. À partir de cette thèse perspectiviste.Toutes les perspectives (ou interprétations) se valent.

« Toute connaissance est une interprétation. La généalogie montre l'origine des valeurs morales du ressentimentqui se sert de certaines catégories métaphysiques, telles que la Vérité, le Bien, etc. Ainsi les facultés cognitives humaines semblent-elles déterminées par une évaluation de l'existence née de la haine, c'est-à-dire d'affects réactifs dont la motivation principale est la vengeance. Connaissance et métaphysique, domaines de la spiritualité humaine en apparence d'une grande pureté, seraient donc en réalité dépendantes d'une forte affectivité sans laquelle elles n'existeraient pas  »

13/01/2019

Politique correcte

la politique est affranchit à la fois de toute religion et de toute morale ,elle n'est pas pour cela indépendante de la morale naturelle et du droit 

Les systèmes politiques basés sur l'interdépendance économique et sur l'intérêt conduisent à l'inégalité, à l'égoïsme et finalement à la société bourgeoise

La notion de justice est liée à la réciprocité. Le problème est que pour qu'il y ait réciprocité, il faut qu'il y ait égalité. Or depuis la fin de l'état de nature, la liberté et l'égalité naturelles se sont évanouies. Il faut donc les reconstituer de façon conventionnelle.L'égalité n'est pas une fin en soi, mais comme le moyen de sécuriser la liberté politique qui ne peut exister qu'entre égaux. Si on ne s'oppose pas aux inégalités issues des efforts des êtres humains mais aux inégalités non justifiées par la nature, on considère néanmoins que l'égalité est toujours menacée. Pour lui, les droits politiques sont basés sur les hommes tels qu'ils sont avec leur amour-propre, leurs intérêts, leurs vues du bien commun, ce qui le conduit à une démarche relativement pragmatique. 
« Il faut allier toujours ce que le droit permet avec ce que l'intérêt prescrit, afin que la justice et l'utilité ne se trouvent point divisées. »
 Le peuple entendu au sens politique d'ensemble des citoyens est souverain, cela veut dire que c'est lui qui promulgue ou qui ratifie les lois, c'est de lui que vient la volonté générale. S'il est souverain, toutefois, il ne gouverne pas et n'a pas vocation à gouverner.
Il existe deux solutions possibles : la démocratie directe ou la démocratie représentative. Se borner à voter, c'est disposer d'une souveraineté qui n'est qu'intermittente. On moque ainsi du système électoral alors en cours en Angleterre, en affirmant que le peuple n'y est libre que le jour des élections, et esclave sitôt que ses représentants sont élus. 
« la souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point : elle est la même, ou elle est autre ; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. »
On propose la création d'une religion civile reposant sur un petit nombre de dogmes positifs tels que « l'existence d'une divinité puissante, intelligente, bienfaisante, prévoyante et pourvoyante, la vie à venir, le bonheur des justes, le châtiments des méchants, la sainteté du contrat social et des lois »

La culture s'oppose à tout ce qui est politique, et tout ce qui est politique est dangereux pour la culture 

12/01/2019

Methodes

« Il faut sortir l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. ».
Tout discours, qu'il soit scientifique ou philosophique, et quel que soit son degré de complexité, doit toujours pouvoir être ramené à un fait brut, une expérience pure, un objet singulier et immédiat de la sensation. Si ce n'est pas le cas, alors ce discours est tout simplement vide, c'est une fiction dépourvue de sens. 

Cette méthode présuppose néanmoins une distinction entre les faits et les pensées. Elle postule qu'il existe des faits purs d'un côté, et de l'autre des signes généraux utilisés par l'entendement humain pour se représenter le monde. Il existe par conséquent deux moyens d'analyser la validité d'une pensée : premièrement, en interroger la cohérence logique (vérités analytiques), deuxièmement, en interroger le rapport à un fait brut ( vérités de fait ou synthétiques ). Toute la question sera alors de déterminer le statut de ces vérités analytiques qui ne dépendent pas de l'expérience. Les vérités analytiques sont vraies mais sont aussi vides, elles ne nous apprennent rien. Il n'y a que les vérités synthétiques qui nous apprennent quelque chose sur le monde.

Cette distinction entre les faits et les pensées est importante pour déceler la Vérité. L'empirisme logique développe la double exigence de vérifier le langage utilisé par l'analyse logique (détecter les contradictions et les tautologies) et par le renvoi éventuel à un objet singulier et immédiat de l'expérience. La majorité des difficultés en philosophie aurait pour origine une confusion quant aux termes employés, qu'il faut clarifier avec outils logiques et expérimentaux.


« Il n'y pas d'idées pures indépendantes des sensations et des émotions,il existe des lois formelles non psychologiques de la pensée qui organisent le discours scientifique et invalident le discours métaphysique.Il existe des objets logiques tels que les nombres qui sont indépendants de l'expérience et qui ont un sens en eux-mêmes »

La logique inductive consiste en la généralisation vers une loi naturelle à partir de données spécifiques de l'expérience. Un tel type de raisonnement ne conduit qu'à une connaissance probable , il n'y a pas de «connexion nécessaire» entre deux faits.Le raisonnement causal repose en fait sur l'habitude.Or, plus on observe l'occurrence d'un même phénomène, plus notre croyance subjective en la réitération de ce phénomène se renforce. Ainsi, si l'induction ne permet aucune certitude et ne peut fonder aucune loi universelle et nécessaire, l'observation concomitante et réitérée de deux événements conduit progressivement,à la formation de l'idée de causalité.

Une méthode intellectuelle pour essayer de penser l'Infini ou Maximum : en passant à la limite, la raison est obligée de changer de régime,
En passant de non-contradiction à celui de la « coïncidence des opposés ». Un polygone inscrit dans un cercle finit par devenir le cercle lui-même à mesure que le nombre de côtés augmente.

 Sophistique,  l'art de produire des apparences trompeuses par des moyens pseudo-rationnels.

La phénoménologie décrit l'évolution progressive et dialectique de la conscience vers la science (i.e. par le jeu des négations successives, la conscience commençant par nier ce qui se manifeste immédiatement à elle), depuis la première opposition immédiate entre elle et l'objet, puis la conscience de soi, la raison, l'esprit, la religion, jusqu'au savoir absolu dans lequel « le concept correspond à l'objet et l'objet au concept ». Ce dernier savoir est selon Hegel savoir de l'être dans sa totalité, intériorisation de l'objet, ou identité de l'objet de la pensée et de l'activité de connaissance dont le résultat est l'objet lui-même.