Bienvenue sur la voie de la vérité.

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Alors vous recherchez votre âme dans mes yeux ? Non , direz certains.
Vous êtes arrivés jusqu'à mon âme ? Comment ? Par pur hasart ? Non , direz certains.
Et vos autres ? Vous avez suivi le goufre de la curisité ? Vous avez vu mon âme ? Comment cela était ? Pas par pur hasart ? Non, direz les autres .
Alors Vous incertains qui ont vu mon âme , il vous à ébloui dans la lumière du jour ? Ou dans les ténébres de la nuit ?Non, direz certains.
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Bienvenue citoyen du monde

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Le monde s'est donné à un systeme unique,a refusé les utopies, les religions .En procedant ainsi il a accordé aux minorités ethniques le droit de la riposte et la ségrégation par sa propre democratie.Pour remédier à cela il a instoré des institutions soit disant de sécurité et devenu fanatique des armes pour departager les adversaires des guerres . Selon ma conviction certes la technologie nous a fait évoluer sans mûrir dans nos esprits.




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04/01/2019

Raison

la raison est à la fois un instrument qui permet de théoriser et quelque chose qui nous dicte la conduite à suivre dans un monde bien ordonné. L'intervention d'éléments non rationnels empêchent ce dictamen et « l'intellect lui-même a besoin de la volonté pour le pousser à l'activité », d'où l'importance accordée à la volonté et à la responsabilité des hommes. Cet accent ira croissant avec l'âge sous l'influence de trois facteurs que nous allons aborder maintenant.
  1. Sous l'influence de l'ignorance et le péché inhérents à la nature humaine.
  2. Sur les éléments non rationnels de la volonté liés notamment aux habitudes.
  3. Plus il lit les Écritures, plus il met l'accent sur la notion de communauté, sur l'autorité des anciens et à l'obéissance à des normes sanctionnées par Dieu.
La foi devient première. C'est elle qui guide la volonté, qui elle-même précède la réflexion raisonnée, qui de façon rétrospective fournit une justification rationnelle.
La liberté de la volonté humaine et la prescience divine ne sont pas incompatibles, car Dieu a prescience de notre volonté.



« C’est que jamais rien n’arrive, sans qu’il y ait une cause ou du moins une raison déterminante, c’est-à-dire quelque chose qui puisse servir à rendre raison a priori, pourquoi cela est existant plutôt que non existant, et pourquoi cela est ainsi plutôt que de toute autre façon. »

S’il n’est rien qui ne soit ni n’arrive sans cause, il n’est rien dès lors qui ne soit, en droit, intelligible et explicable par la raison.

 « ce qui est rationnel est effectif, et ce qui est effectif est rationnel »

Le rationalisme postule, en effet, l’existence en la raison de principes logiques universels (principe du tiers exclu, principe de raison suffisante) et d’idées a priori, c’est-à-dire indépendantes de l’expérience et précédant toute expérience. On admet l'existence d'idées a priori et innées telles que l'idée d'infini, de temps, de nombre, ou l'idée même de 'El , idées simples et premières, sans lesquelles l’expérience sensible nous resterait inintelligible : « il y a en nous certaines notions primitives, qui sont comme des originaux, sur le patron desquels nous formons toutes nos autres connaissances »

« tout ce qui se peut savoir de Dieu peut être montré par des raisons qu’il n’est pas besoin de chercher ailleurs que dans nous-mêmes, et que notre esprit seul est capable de nous fournir »


La science de la nature réclame l’observation des faits, et ne peut découler de seuls principes a priori. Kant, très attentif à cette question, en prend acte dans la Critique de la raison pure. Il y distingue trois facultés :

  • La sensibilité ou faculté des intuitions empiriques, par laquelle quelque chose nous est donné.
  • L’entendement ou faculté des concepts. Les catégories pures de l’entendement sont les règles qui nous permettent d’organiser a priori l’expérience, par exemple la relation de causalité.
«  Sans la sensibilité, nul objet ne nous serait donné et sans l’entendement nul ne serait pensé .De leur union seule peut sortir la connaissance. »

Connaître, c’est donc appliquer des concepts à des intuitions, de telle sorte que « des pensées sans contenu sont vides, des intuitions sans concepts, aveugles ».
« Que toute notre connaissance commence avec l’expérience, cela ne soulève aucun doute. Mais si toute notre connaissance débute avec l’expérience, cela ne prouve pas qu’elle dérive toute de l’expérience. »
Le donné empirique en effet, donné certes irréductible à la raison, ne peut être organisé et donner lieu à une connaissance qu’à travers les formes a priori de notre esprit :
  • formes a priori de la sensibilité elle-même, que sont l’espace et le temps,
  • catégories pures de l’entendement qui constituent pour ainsi dire la structure logique inhérente à notre esprit, structure dans laquelle nous mettons en forme les données issues de la sensibilité pour en opérer la synthèse, et dont dérivent toutes les fonctions logiques de nos jugements. 
Si bien que la réalité en soi nous reste à jamais inconnaissable : nous n’avons accès qu’à une réalité phénoménale.
  A partir des idées simples et innées constitutives d’une connaissance pure indépendante de l’expérience on peut leur substituer les catégories pures de l’entendement qui sont la condition de possibilité de toute expérience possible.

« L’esprit humain, reconnaissant l’impossibilité d’obtenir des notions absolues, renonce à chercher l’origine et la destination de l’univers, et à connaître les causes intimes des phénomènes, pour s’attacher uniquement à découvrir, par l’usage bien combiné du raisonnement et de l’observation, leurs lois effectives, c’est-à-dire leurs relations invariables de succession et de similitude. »

Prétendre connaître des objets suprasensibles relève d’un usage illégitime de la raison. Ainsi se trouvent invalidées les tentatives de démonstration rationnelle de l’existence de 'EL .Simple concept de 'El , on ne peut en déduire analytiquement l’existence. « J’ai donc dû supprimer le savoir pour lui substituer la croyance. »

 un phénomène se produit par des faits observables  qui sont liés par des lois et qui en expriment seulement les relations constantes.

 Sans la médiation de la raison en effet, l’expérience resterait muette et ne saurait rien nous enseigner.

« La raison ne voit que ce qu’elle produit elle-même d’après ses propres plans et qu’elle doit prendre les devants avec les principes qui déterminent ses jugements, suivant des lois immuables,.Nos observations doivent se rattacher à des lois nécessaires, chose que la raison demande et dont elle a besoin. Il faut donc que la raison se présente à la nature tenant, d’une main, ses principes qui seuls peuvent donner aux phénomènes concordants entre eux l’autorité de lois, et de l’autre, l’expérimentation qu’elle a imaginée d’après ces principes, pour être instruite par elle comme un juge en fonctions qui force les témoins à répondre aux questions qu’il leur pose. »

« Une expérience ne peut être une expérience bien faite que si elle est complète, ce qui n’arrive que pour l’expérience précédée d’un projet bien étudié à partir d’une théorie achevée. Les enseignements de la réalité ne valent qu’autant qu’ils suggèrent des réalisations rationnelles. »

 « L’expérience en laboratoire n’est donc pas le réel à l’état brut, mais un réel reconstruit et sélectif, dans lequel la vérité s’élabore à travers un ensemble d’opérations et de procédures rationnelles qui corrigent notre approche naïve et spontanée. Rien n’est donné, tout est construit. »

Les conquêtes progressives du rationalisme se font dès lors contre la raison elle-même, de sorte qu’« en revenant sur un passé d’erreurs, on trouve la vérité en un véritable repentir intellectuel. »Passé d’erreurs : généralisation hâtive de la connaissance, habitudes verbales, pragmatisme, substantialisation, réalisme naïf qui sont autant d’obstacles que la science dresse face à elle-même. « Préciser, rectifier, diversifier, ce sont là des types de pensées dynamiques qui s’évadent de la certitude et de l’unité et qui trouvent dans les systèmes homogènes plus d’obstacles que d’impulsions. » L’esprit rationnel, dans le cadre des sciences, doit être un esprit critique toujours en alerte devant ses propres facteurs d’inertie, toujours prompt à remettre en question ses propres conquêtes. « Reste ensuite la tâche la plus difficile : mettre la culture scientifique en état de mobilisation permanente, remplacer le savoir fermé et statique par une connaissance ouverte et dynamique,donner enfin à la raison des raisons d’évoluer. »

 Le caractère d’une théorie scientifique tient à sa réfutabilité. On ne peut en effet, à partir d’expériences singulières, aussi nombreuses soient-elles, conclure à l’universalité d’une loi. Mais on peut la tester : il suffit de montrer une seule observation contraire à un énoncé universel pour être certain que cet énoncé est faux. Le vrai n’est donc pas la simple réciproque du faux, de sorte qu’on ne peut vérifier une hypothèse, mais seulement essayer de l'infirmer. Une théorie ne sera dès lors tenue pour vraie qu’autant qu’elle résistera aux tests expérimentaux pour la mettre en échec. C’est dire par conséquent que la science progresse par réfutations et expérimentation : rien n’est définitif, la vérité est toujours provisoire.

La raison n’est plus conçue comme un système clos et rigide de principes déterminés a priori, mais bien comme une réalité plastique et dynamique, comme un processus constructif, dont témoigne l’histoire même de la connaissance. Ce que l’on considère comme étant une explication rationnelle dépend donc étroitement du contexte historique dans lequel elle est formulée, de l’état des connaissances, et de l’évolution des techniques d’observation et d’expérimentation.
 « Dès que la raison vient à manquer à quelqu'un de quelque secte qu'il soit, il s'écrie aussitôt, c'est ici un article de foi, et qui est au-dessus de la raison. » Si la révélation peut être utile dans les points où la raison ne peut aboutir à des certitudes, elle ne doit pas contredire ce que nous savons par raison être vrai.

 La raison est subordonnée aux passions et notamment à l'amour-propre. Par ailleurs les passions et la raison évoluent, ont une dynamique propre. Au départ, à l'état de nature, l'être humain n'a que peu de passions et de raison. Les hommes en l'état de nature (les sauvages) qu'ils « ne sont points méchants précisément parce qu’ils ne savent ce que c’est que d’être bons ; car ce n’est ni le développement des lumières, ni le frein de la Loi, mais le calme des passions et l’ignorance du vice qui les empêche de mal faire ». La dynamique des passions et de la raison qui conduit à leur évolution est explicitée  dans le passage suivant :
« Quoiqu’en disent les Moralistes, l’entendement humain doit beaucoup aux Passions, qui, d’un commun aveu, lui doivent beaucoup aussi : C'est par leur activité, que notre raison se perfectionne ; Nous ne cherchons à connaître que parce que nous désirons jouïr, et il n'est pas possible de concevoir pourquoi celui qui n'aurait ni désirs ni craintes se donnerait la peine de raisonner. Les Passions, à leur tour, tirent leur origine de nos besoins, et leurs progrès de nos connaissances; car on ne peut désirer ou craindre les choses, que sur les idées qu'on peut en avoir, ou par la simple impulsion de la Nature; et l'homme sauvage, privé de toute sorte de lumière, n'éprouve que les Passions de cette dernière espèce. »
Le trait dominant de l'homme, ce n'est pas la raison mais la perfectibilité. Parlant de la différence être humain et animal « Il y a une autre qualité très spécifique qui les distingue, et sur laquelle il ne peut y avoir de contestation, c'est la faculté de se perfectionner ; faculté qui, à l'aide des circonstances, développe successivement toutes les autres, et réside parmi nous tant dans l'espèce, que dans l'individu, au lieu qu'un animal est, au bout de quelques mois, ce qu'il sera toute sa vie ». La perfectibilité est seulement la capacité de changer, capacité qui conduit le plus souvent à la corruption
 Pour arriver à une connaissance vraie il faut aimer la vérité. La preuve infaillible de cet amour étant « de ne pas recevoir une proposition avec plus d'assurance, que les preuves sur lesquelles elle est fondée ne le permettent. » l'enthousiasme conduit à violer ce principe.

La « sagesse » est le siège de la vertu, la conscience qui ne crée pas de lumière, mais plutôt qui active le sens de l'homme des proportions cosmiques ». La vérité morale est l'élément unificateur de toute réalité. Les connaissances ne sont que de fausses lumières, de simples projections de l'amour-propre, si elles ne sont pas enracinées, comme chez lui, dans une certitude intérieure. Dans le cas contraire, la raison peut être corrompue par les passions et se transformer en raisonnements faux qui flattent l'amour-propre. Si la raison peut permettre d'accéder à la vérité, seule la conscience, qui impose l'amour de la justice et de la moralité de façon quasi esthétique, peut la faire aimer. Le problème, pour lui, est que la conscience basée sur une appréciation rationnelle d'un ordre tracé par un 'EL  bienveillant est chose rare dans un monde dominé par l'amour-propre.


  • La raison ou faculté des Idées. Une Idée ne pouvant correspondre à aucun objet donné dans l’expérience (Dieu, l’immortalité de l’âme, la liberté), de tels objets suprasensibles ne peuvent donc être objets de connaissance au sens défini plus haut.

Dès lors que la métaphysique est réfutée, apparaît l'idée que nous puissions faire une histoire de la connaissance, ce qui nous conduit  à considérer les catégories de nos facultés cognitives comme les résultats d'habitudes grammaticales devenues instinctives. Mais le langage a une origine lointaine et véhicule des préjugés rudimentaires :
« Le langage, de par son origine, remonte au temps de la forme la plus rudimentaire de psychologie : prendre conscience des conditions premières d'une métaphysique du langage, ou, plus clairement, de la raison, c'est pénétrer dans une mentalité grossièrement fétichiste. »
Cette métaphysique du langage exprime essentiellement la croyance en la causalité de la volonté, croyance dont découlent des principes de la raison :
Cette métaphysique du langage entraîne à l'erreur de l'Être :
« Je crains que nous ne puissions nous débarrasser de Dieu, parce que nous croyons encore à la grammaire… »

Foi ou croyance ?

la foi est connaissance

Croire est lié  à la foi  vue comme recherche fidèle de la vérité dans un monde marqué par « la versatilité et l'inconstance de l'âme humaine ». La foi est l'esprit de résistance d'une âme qui, lucide sur ses faiblesses de constitution lutte contre la conjuration d'événements quotidiens dont l'inessentielle séduction tente constamment de la détourner de sa quête ». La foi précède l'intelligence. Il faut croire pour penser. C'est le sens de l'injonction « crois afin de comprendre, comprends afin de croire  »

Toute pensée cherche la vérité, traduit une volonté de vérité, Dieu est vérité donc l'homme désire Dieu.  Dieu se révèle parce qu'il a mis en l'homme ce désir de vérité, parce qu'Il l'appelle. « Dieu ne peut être pensé par l'homme que parce qu'il a voulu se manifester à lui ». La foi incite à tenter de comprendre le mystère de Dieu et du monde en même temps qu'elle pose une distance, un recul tant par rapport à ce mystère que par rapport à soi-même.

Notre conscience est limitée

À la suite de Kozlov et de Lopatine, vient Askoldov, métaphysicien rattaché aussi à Leibnitz et à Schelling et défenseur, en gnoséologie, de la possibilité du miracle.

03/01/2019

Le temps

«Il y a trois temps : le présent du passé, le présent du présent, le présent du futur : La mémoire ,L'intuition et L'attente »

la mémoire participe à la vie de l'esprit. C'est elle qui instaure de la durée, de la profondeur de champ, qui permet de donner sens aux expériences

 la mémoire est une « chambre intérieure vaste et illimitée » où sont conservées nos actions passées, les images de ce que nous avons vu et perçu mais aussi ce que nous avons appris des arts libérauxainsi que les affections de l'esprit : joie, tristesse, désir et peur

Ame ou Esprit ?

D'où vient l'âme?
  1. L'âme est envoyée par Dieu.
  2. l'âme vient de sa propre initiative habiter le corps 
  3. toutes les âmes viennent de celle d'Adam à travers un processus généalogique similaire à celui des corps 
  4. Dieu crée une âme pour chaque corps                                                                                                            l'esprit est une substance non corporelle, c'est quelque chose qui vit, se rappelle, comprend, veut, sait, et juge. C'est aussi quelque chose qui d'une certaine façon s'auto-justifie. 
                     « C'est à travers les formes que l'âme, illuminée par une lumière intérieure divine, peut avoir accès grâce à une théorie active de la perception, à la vérité.
 ce n'est pas le corps qui perçoit, mais l'âme à travers le corps qui transmet la perception telle quelle ; l'âme utilise alors ce qui vient de l'extérieur pour former en elle-même la vraie chose »

l'esprit anime le corps

Le siège de l'esprit est dans la mémoire.

« Toutes les formes de choses naturelles animées ont des âmes »
« Toutes les âmes font partie de l'âme de l'Univers, et tous les êtres à la fin sont Uns »

la piété de l'âme est supérieure au raisonnement.
 L'esprit (l'âme) peut agir sur le corps et réciproquement.

L’esprit n’explique rien, et ce n’est qu’à partir des sciences empiriques que la philosophie peut spéculer sur la nature humaine et fournir des explications de tout ce qui est humain :

La psychanalyse décrit ce qui advient dans l'âme, elle ne peut prétendre décrire et expliquer ce que l'âme est pour autant.


02/01/2019

Intelligence

« cherchons comme si nous devions trouver et trouvons pour nous disposer à chercher encore »

«  Mais, pour tout ce que nous saisissons par l'intelligence, ce n'est pas une voix qui résonne au-dehors en parlant, mais une vérité qui dirige l'esprit de l'intérieur que nous consultons, avertis peut-être par les mots pour le faire. Or celui qui est consulté enseigne 'EL' dont il est dit qu'il habite dans l'homme intérieur, c'est-à-dire la Vertu immuable de'EL' et sa Sagesse éternelle que toute âme raisonnable consulte, mais qui ne se manifeste à chacun qu'autant qu'il peut la saisir selon sa propre volonté, mauvaise ou bonne. »

Philosophie

 la philosophie une discipline pratique dont le principal but est la recherche du bonheur, où l'éthique domine la logique et la métaphysique. Sa pensée morale se rapproche ainsi davantage de l'éthique de la vertu  que de l'éthique du devoir et du droit.

«Le bonheur est le cheminement d'une recherche sans fin de la vérité»

« L'immortalité est un des plus grands prérequis pour atteindre le vrai bonheur»
«  Le bonheur ne vient pas du plaisir du corps mais de la vertu de l'esprit »

« Le Cosmos se présente comme un immense corps, un organisme où chaque élément … a sa place et son rôle … Ce vaste corps a une âme, elle-même divine  ce souffle inné qui le gouverne rationnellement de l'intérieur »

 « Si je me trompe, je suis… Et de la même manière que je connais que je suis, je sais aussi que je me connais »

EL

Hashem §ʾĒl § אֱלֹהִים est Un:
ni soumis au changement ni à l'espace-temps ni plusieurs ni un tout
sans limites ni attributs


 «  Je suis 'EL' et je suis ton 'EL'. Comment suis-je 'EL' ? Comme il a été dit à Moïse, « je suis Celui qui est ». Comment suis-je ton 'EL' ? « Je suis le 'EL' d'Abraham et le 'EL' d'Isaac et le 'EL' de Jacob » « je suis Celui qui est » Je suis le 'EL' de Mohammed . »

« 'EL' est l'ultime source et point d'origine pour ce qui est dessous ». Le monde sensible est celui du privé, des choses qui passent, tandis que le monde intelligible, celui du public, est formé des réalités durables. Le monde intelligible cherche l'unité avec 'EL', avec la source tandis que le monde sensible se laisse piéger par les choses matérielles et n'est donc capable que d'accéder à une petite portion du réel. Au contraire le monde intelligible et la raison permettent d'orienter notre sensibilité vers le haut, vers 'EL'. Le mal moral réside dans le fait de s'en tenir aux biens inférieurs et par là de se détourner de 'EL'

« Bien des choses des saintes écritures y sont exprimées sur un mode plutôt simple, accommodé aux âmes qui se traînent à terre, afin que les réalités humaines leur permettent de se dresser vers les divines ; bien des choses y sont exprimées sur le mode figuré, afin que l'esprit studieux s'y exerce plus utilement dans sa recherche et s'y réjouisse davantage dans sa découverte »



« 'EL  étant Créateur et Gouverneur de l'univers, toutes choses sont belles ; et la beauté de l'ensemble est irréprochable, tant par la condamnation des pêcheurs, que par l'épreuve des justes et la perfection des bienheureux »

     C'est la lumière de 'EL qui est 'EL  lui-même qui nous permet non seulement d'arriver à des vérités a priori mais également à tout le savoir humain, et non l'âme qui n'est qu'une créature faite à l'image de 'EL . Y-t-il a un lien réel entre le mot et la chose qu'il désigne. Il convient de souligner les limites à notre capacité de connaître. Il n'est pas possible de prouver la nécessité de l'existence de 'EL  par la raison ; il n'est possible d'atteindre une connaissance directe de 'EL  que par l'expérience mystique. Il en résulte que tout ce qu'on peut savoir de 'EL  par la raison c'est qu'il excède nos capacités de compréhension. Vis-à-vis de la philosophie il a une attitude semblable : elle ne peut nous permettre d'atteindre la vérité absolue, mais, elle conduit l'esprit à réduire en quelque sorte le doute, à se faire une idée des choses. 

 Il importe peu de savoir si 'EL doit être pensé comme Forme ou Matière, Acte ou Puissance : tous ces termes conviennent, pourvu qu'on les considère comme des conjectures initiales à dépasser. 'EL n'est pas n'importe quel acte ou forme, c'est l'acte et la forme les plus grands ; et Il est si Grand qu'Il excède même l'acte et la forme.
Deux principes de toutes choses l'être et le non être. L'être se manifeste par trois attributs essentiels : la force, la sagesse et l'amour. En Dieu seul on trouve l'être et ses attributs sans mélange de non être. Les créatures sont un mélange d'être et de non être, force, sagesse, et amour dans la mesure où elles participent de l'être; impuissance, ignorance et haine dans la mesure où elles participent du néant.


 L’ordre de l’univers peut-il nous amener à constater l'existence d'un « éternel géomètre ». C'est pour lui une évidence rationnelle : un effet ne peut exister sans qu'il y ait aussi une cause préalable, de même que la lumière naturelle ne peut exister sans tirer son origine du soleil – ou qu'une bougie ne peut être allumée sans qu'un « athée » ait auparavant décidé d'enflammer sa mèche ; ce que on nomme « 'EL », c'est la Cause ultime, absolue qui ordonne éternellement et présentement tous les desseins cosmiques : le soleil est ainsi « fait pour éclairer notre portion d'univers ».

« Une cause sans effet est une chimère, une absurdité, aussi bien qu'un effet sans cause. Il y a donc éternellement, et il y aura toujours des effets de cette cause universelle. Ces effets ne peuvent venir de rien ; ils sont donc des émanations éternelles de cette cause éternelle. La matière de l'univers appartient donc à 'EL tout autant que les idées, et les idées tout autant que la matière. Dire que quelque chose est hors de Lui, ce serait dire qu'il y a quelque chose hors de l'infini. 'EL  étant le principe universel de toutes les choses, toutes existent en Lui et par lui. On ne fait point 'EL  l'universalité des choses : nous disons que l'universalité des choses émane de Lui ; et pour nous servir. de l'indigne comparaison du soleil et de ses rayons, nous disons qu'un trait de lumière lancé du globe du soleil, et absorbé dans le plus infect des cloaques, ne peut laisser aucune souillure dans cet astre. Ce cloaque n'empêche pas que le soleil ne vivifie toute la nature dans notre globe. Nous pourrions dire encore qu'un trait de lumière, pénétrant dans la fange, ne se mêle point avec elle, et qu'elle y conserve son essence invisible ; mais il vaut mieux avouer que la lumière la plus pure ne peut représenter 'EL . La lumière émane du soleil, et tout émane de 'EL . Nous ne savons pas comment ; mais nous pouvons: concevoir 'EL  comme l'Être nécessaire de qui tout émane: « qui ne peut pas ne pas être – ni être autrement »]. »
Mais, au-delà, il ne voit qu'incertitudes : « J'ai contemplé le divin ouvrage, et je n'ai point vu l'ouvrier ; j'ai interrogé la nature, elle est demeurée muette ». Il conclut : « Il m'est impossible de nier l'existence de ce 'EL  », ajoutant qu'il est « impossible de le connaître ». on rejette toute incarnation, « tous ces prétendus fils de 'EL  ». Ce sont « des contes de sorciers »« Un 'EL  se joindre à la nature humaine ! J'aimerais autant dire que les éléphants ont fait l'amour à des puces, et en ont eu de la race : ce serait bien moins impertinent ». « Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un 'EL  que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? ».
« La terre est couverte de crimes (...) ; cela empêche-t-il qu'il y ait une cause universelle ? (...) Il y a une suite infinie de vérités, et l'Être infini peut seul comprendre cette suite. (...) Demander pourquoi il y a du mal sur terre, c'est demander pourquoi nous ne vivons pas autant que les chênes. (...) Le grand Être est fort ; mais les émanations sont nécessairement faibles. Servons-nous (...) de la comparaison du soleil. Ses rayons réunis fondent les métaux ; mais quand vous réunissez ceux qu'il a dardés sur le disque de la lune, ils n'excitent pas la plus légère chaleur. Nous sommes aussi nécessairement bornés que le grand Être est nécessairement immense. »
« Un miracle, selon l'énergie du mot, est une chose admirable. En ce cas, tout est miracle. L'ordre prodigieux de la nature, la rotation de cent millions de globes autour d'un million de soleils, l'activité de la lumière, la vie des animaux sont des miracles perpétuels. Selon les idées reçues, nous appelons miracle la violation de ces lois divines et éternelles. Plusieurs physiciens soutiennent qu'en ce sens il n'y a point de miracles ; un miracle est la violation des lois mathématiques divines, immuables, éternelles. Par ce seul exposé, un miracle est une contradiction dans les termes. Une loi ne peut être à la fois immuable et violée. Mais, une loi, leur dit-on, étant établie par 'EL  même, ne peut-elle être suspendue par son auteur ? Ils ont la hardiesse de répondre que non. »

Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.


30/12/2018

Amour ou Divin

 L'amour est un mouvement interne ou externe de l'être humain. Il comprend en lui toutes les formes d'appétits, qu'ils soient sensibles ou rationnels, mais ne se réduit pas à eux.L'amour et le bien sont corrélatifs : tous deux sont des notions analogiques, des transcendantaux, et Dieu les possède en absolue plénitude : ce qui veut dire que la béatitude, en tant que connaissance de Dieu, est le Bien suprême de l'Homme, mais que l'amour de Dieu est partie constituante de la béatitude, car c'est le propre de l'Homme que d'aimer ce qu'il juge comme bien, et plus encore lorsque ce bien le dépasse infiniment.L'amour est d'abord une passion,principe premier de tout mouvement de la volonté vers le Bien : C'est donc l'amour qui est par nature l'acte premier de la volonté ou de l'appétit ». L'amour, en sa dimension de principe des actes humains, constitue dès lors le fondement de toute morale. Il n'y a rien qui se fasse sans amour, et il n'y a pas de bien s'il n'est aimé auparavant. L’amour est donc principe de l’agir . Il y a autant de qualités d’amour que de qualités de bien : l’amour porte vers le bien, mais reçoit sa dignité du bien vers lequel il porte.L'amour volontaire est  dans un lien de dépendance avec la connaissance. C'est ainsi qu'il devient un amour rationnel, ou volontaire . Il devient un pouvoir psychologique autonome par rapport à l'appétit sensible : Il en résulte que cet amour de soi« amour objectif » ; il surpasse l’appétit, le désir ou la convoitise, tout en les incluant. L'amour permet une constance dans la recherche vertueuse du bien.  « l'amour consiste principalement en ce que l’ami veut du bien à celui qui aime ». L’amour prend le rôle de principe fondateur de toute sociabilité qui ont une visée constructive , reposent sur l’amour en tant qu’il est partage de bien .L'amour n'a pas d'âge. Nous en avons tous besoin.
الحب الحقيقي هو أن تزرع في طريق من تحبهم وردة حمراء .وتزرع في خيالهم حكاية جميلة وتزرع في قلوبهم نبضات صادقة ثم لا تنتظر المقابل .الحب الحقيقي .هو أن تقدم لهم دعوة الى الحياة حين يفقدون شهية الحياة .وتقدم لهم دعوة للحلم حين يفقدون المعنى الجميل للحلم .وتقدم لهم دعوة اللجوء الى قلبك حين تغلق القلوب في وجوههم ثم لا تنتظر المقابل .الحب الحقيقي هو أن تترجم احساسهم الى من يهمهم أمره وتحمل أحلامهم الى من لا يكتمل حلمهم الا به وتدعو لهم بالسعادة مع سواك اذا كانت سعادتهم مع سواك ثم لا تنتظر المقابل الحب هو مشاعر تحقق التقارب والتجاذب والارتياح الداخلى بين البشرأو الاستمتاع بالتواجد مع طرف آخر الحُب الحَــقِيقِي هُــو أَن يَكُــونَ حَقِيقِياً بِــكُل مَــا يَحمِــل الحُب مِــن مَعَــانِي سَــامِيةٌ .الحب هو مشاعر واحاسين تنبع بين طرفين الحبيب والحبيبه ولهو معانى كثيره المهم ان هو يكون حب حقيقى يعنى اخلاص وصدق واحترام مشاعر الطرفي الحب هو أن تَحلم بالعيش معها في الجنة كما ترغب بالـزواج مـنها في الدنيا فـإن الدنيا لها لا تكفي الحب الحقيقى لا ينتهى الا بموت صاحبه والحب الكاذب ينتهى عندما يحيا صاحبه الحب الحقيقي لا يموت . الحب الحقيقي يبقى حتى النهاية لو كان الحب يعرف كم انا احبك .لغير اسمه من حب الى اسمك .فليس من شوق بالدنيا يعادل شوقي للمس يد كى وليس من غرام يوازي غرامي لعينيكى .الحب الحقيقي .هو أن تحتفظ لهم في داخلك بمساحة جميلة من الأحلام . ومساحة شاسعة من الرحمة والمودة وأن تملك قدرة فائقة على الغفران لهم مهما اساؤوا اليك ثم لا تنتظر المقابل. أحب الله حب حقيقى صادق ,أحب رسول الله حب حقيقى صادق أحب أسرتى حب حقيقى صادق أحب شريك حياتى حب حقيقى صادق أحب أصدقائى حب حقيقى صادق .عذراًاذا كنت قد اضعت وقتك في كلامي عذراً اذا كنت قد اشغلت تفكيرك في 
تفاهاتي عذراً منك والف عذراً يا سيدتى سيّدي فانا اعتذر عن كل شيء الا عن حبي فلن اقدم اعتذاراتي

 « L'amour est désir , mais aimer le monde revient à aimer quelque chose de fuyant, quelque chose de destiné à mourir qui entraîne la crainte de perdre ce que l'on a, et nous empêche d'atteindre ce que l'on est. En effet, cet amour nous rend dépendant de quelque chose d'extérieur, le monde, et mène à la dispersion, ce qui ne permet pas la recherche de nous-même . Il nous fait perdre également notre autonomie. Il s'agit donc d'un faux amour qu'il « appelle convoitise  ».« L'amour juste qui aspire à l'éternité et à l'avenir absolu ; le désir est dirigé vers l'éternité, vers quelque chose de stable en lien avec un 'EL  autonome « qui ne dépend pas d'un monde, d'un dehors qui lui serait par principe extérieur ». Aussi, si « la charité fait le lien entre l'homme et 'EL , comme la convoitise entre l'homme et le monde », elle le fait sans nous faire entrer en dépendance de 'EL , mais en nous permettant de nous abstraire du monde, et de réaliser pleinement notre être intérieur.  l'« amour de 'EL et amour de soi vont de pair et ne se contredisent pas. Dans l'amour de 'EL , l'homme s'aime lui-même… ».
« Lorsque j'aime mon 'EL , c'est la lumière, la voix, l'odeur de mon être intérieur que j'aime. Là où resplendit la partie de mon âme que ne circonscrit pas le lieu, où résonne celle que le temps n'emporte pas et où se fixe celle que le contentement ne disperse pas. »

    Amour du prochain :Il s'agit d'un amour-renoncement où après être entré dans un amour-charité avec 'EL  et l'éternité, on a renoncé à soi : aime tous les hommes sans la moindre différence, ce qui pour l'amour fait du monde un simple désert . Peut-il aimer son frère sans aimer l'amour ? Nécessairement il aime l'amour. En aimant l'amour, il aime 'EL . 

 Augustin d'Hipponne  n'est pas clair sur le fait de savoir si le baptême est une nécessité absolue pour être sauvé (aller au paradis).

Amour divin

L'amour est un mouvement interne ou externe de l'être humain. Il comprend en lui toutes les formes d'appétits, qu'ils soient sensibles ou rationnels, mais ne se réduit pas à eux.
L'amour et le bien sont corrélatifs : tous deux sont des notions analogiques, des transcendantaux, et Dieu les possède en absolue plénitude : ce qui veut dire que la béatitude, en tant que connaissance de Dieu, est le Bien suprême de l'Homme, mais que l'amour de Dieu est partie constituante de la béatitude, car c'est le propre de l'Homme que d'aimer ce qu'il juge comme bien, et plus encore lorsque ce bien le dépasse infiniment.
L'amour est d'abord une passion, en tant qu'il est le principe premier de tout mouvement de la volonté ou d'une faculté appétitive quelconque vers le Bien : « l'amour a rapport au bien en général, qu'il soit possédé ou non. C'est donc l'amour qui est par nature l'acte premier de la volonté ou de l'appétit ». L'amour, en sa dimension de principe des actes humains, constitue dès lors le fondement de toute morale. Il n'y a rien qui se fasse sans amour, et il n'y a pas de bien s'il n'est aimé auparavant. L’amour est donc principe de l’agir en général. Il y a autant de qualités d’amour que de qualités de bien : l’amour porte vers le bien, mais reçoit sa dignité du bien vers lequel il porte.
L'amour volontaire n'est donc pas déterminé uniquement par le bien individuel et égoïste, mais par le Bien et l'être en général : l'amour est donc dans un lien de dépendance avec la connaissance. C'est ainsi qu'il devient un amour rationnel, ou volontaire . Il devient un pouvoir psychologique autonome par rapport à l'appétit sensible : ce dernier n'étant un bien qu'en vertu de l'ordre ontologique du sujet, c'est-à-dire de ce qui lui convient en propre, alors que la dilectio est une réalité psychologique autonome car reposant sur l'intellect et le libre-arbitre. Il en résulte que cet amour est amour de soi mais essentiellement « amour objectif » ; il surpasse l’appétit, le désir ou la convoitise, tout en les incluant. Dans cette perspective, un amour désintéressé ne fait aucune difficulté ; et un amour désintéressé prend son objet dans sa qualité de bien honnête.
L'amour pousse donc au bien, en sa qualité de puissance motrice ; il permet une constance dans la recherche vertueuse du bien, en sa qualité de puissance appétitive rationnelle, et il permet d'ouvrir la sphère purement individuelle de la recherche et de la jouissance du bien à une sphère élargie à l'autre, individu ou communauté, en tant qu'aimé. La notion d'amour introduit également de l'altérité et de l'éthique dans les comportements moraux. En effet, aimer quelque chose dans l'ordre du bien honnête, c'est lui vouloir du bien : « l'amour consiste principalement en ce que l’ami veut du bien à celui qui aime ». Le bien particulier est inférieur au bien politique ou communautaire, et plus encore, il y tend : « Le bien particulier tend au bien commun comme à sa fin de là, le bien de la communauté est plus divin que celui de l'individu ». Ainsi le bien se diffuse à travers toutes les réalités qui entourent l’être humain sous la modalité de l’amour , et prend par là même le rôle de principe fondateur de toute sociabilité et de toute vie communautaire : la vie de famille, la vie sociale, la vie politique, et même tout rapport singulier d’un individu à l’autre, qui ont une visée constructive et bonne, reposent sur l’amour en tant qu’il est partage de bien (bien matériel, utile, agréable, intellectuel, intéressé, vertueux, jouissif, etc.).

L'amour devient charité  lorsqu'elle est une vertu qui vient et qui a pour objet  El, YHWH ou Elohim. On se situe donc sur un registre surnaturel lorsqu'il parle de la charité. Les vertus morales ne peuvent exister sans la charité. C'est donc que des vertus naturelles, immanentes à la nature humaine (les vertus morales) ont un fondement surnaturel en tant qu'elles reposent sur la charité. La charité est une amitié avec  El, YHWH ou Elohim, c'est-à-dire une réciprocité fondée sur la Grâce. Fondamentalement, elle repose sur le fait que  El, YHWH ou Elohim doit un jour partager sa béatitude avec l'Homme. Nous nous trouvons encore une foi dans le registre du partage et de l'ouverture, qui est permis par l'amour. De plus, elle ajoute une certaine perfection à l'amour passion.

Béatitude

Les biens sont hiérarchisés proportionnellement : tous les biens sont voulus d'une manière subordonnée par rapport à un bien suprême ,  cela jusqu’à une fin suprême qui sera voulue pour elle-même, et non en vue d’autre chose. Sans elle, rien ne serait subordonné et tous les biens se vaudraient. Toutes les autres choses ne sont recherchées qu'en vue de cette fin : « Tout ce que l'Homme veut ou désire, il est nécessaire pour sa fin ultime ». Cette fin ultime peut être librement choisie, mais elle est le plus souvent plus ou moins consciente et plus ou moins déterminée par des phénomènes physiologiques et psychologiques. L'expérience nous montre d'ailleurs bien que tous les hommes, qu'ils le reconnaissent ou non, qu'il en aient clairement conscience ou non, agissent tous en vue d'un but qu'ils veulent d'une manière absolue et auquel sont subordonnés tous leurs actes . Cependant, un homme ne peut avoir qu'une seule fin ultime : « il est impossible que la volonté d'un homme se dirige en même temps vers divers objets comme des fins ultimes ».
 Le bien suprême de la vie morale naturelle, est placé dans le bonheur, et le bien suprême de la vie surnaturelle dans la béatitude, c'est-à-dire la connaissance de Dieu. C'est la fin de tous les hommes : « l'Homme et les autres créatures raisonnables [les anges] atteignent leur fin ultime par la connaissance et l'amour de Dieu ». Pourquoi cette seule fin, alors qu'il est clair que tous les hommes ne s'accordent pas sur leurs fins ? Parce que la raison formelle de fin dernière est le bien parfaitement comblant, et seul Dieu est parfaitement comblant. Comme la vie surnaturelle est infiniment supérieure à la vie naturelle, la béatitude est un bien infiniment plus parfait que le bonheur .

« Le bonheur est la fin dernière de l'Homme et est au sommet des biens ; plus une chose est proche de cette fin, plus élevé est son rang parmi les biens humains ». Le bonheur est la fin ultime et dernière de l'Homme. En effet, tous les biens n'ont en vue que le bonheur, par un mode de relativité : la santé est en vue d'avoir une bonne vie sociale, qui elle-même permet l'épanouissement, qui lui-même permet d'être heureux ; la connaissance, bonne en elle-même, qui est la perfection de l'intelligence, permet de jouir de ce qui est connu : cette jouissance rend heureux, etc. Les exemples peuvent s'étendre à tous les biens transcendantaux et toutes les perfections. Ainsi les biens prennent leur valeur selon leur proximité avec le bonheur.
Certains biens inférieurs dont on est privé causent plus de désagrément que la privation d'un bien supérieur : « il est dans la nature d'une privation de contrarier la volonté. Cependant, chaque Homme n'apprécie pas toujours dans sa volonté les biens selon la vérité : il se fait qu'une chose puisse priver d'un grand bien sans contrarier la volonté pour autant qu'il ait moins raison de peine. […] Ainsi beaucoup jugent les peines corporelles supérieures aux peines spirituelles : leur jugement sur la hiérarchie des biens est alors faussé ». Et leur jugement est faussé par l'immédiateté de la privation inférieure, par leur non-capacité d'abstraction. Ainsi ne pas être riche, pécuniairement parlant, cause plus de peines que de ne pas être vertueux, par exemple, et « c'est pourquoi ils voient souvent les pécheurs jouir de la santé corporelle et posséder la fortune extérieure dont les hommes vertueux sont parfois privés ». Et cette « fausse injustice » leur cause plus de peine que la privation même de la vertu car ils ne considèrent pas la hiérarchie des biens à sa véritable valeur.
On voit bien que cette considération de la hiérarchie des biens se fait sous le mode intellectuel, et que seule la raison pratique permet d'en rendre compte. Le statut de la raison prend alors une nouvelle dimension. Ce n'est plus seulement la faculté de juger ce qui est bon ou non, mais aussi d'embrasser la vie tout entière par une objectivité abstractive et de replacer chaque bien à sa véritable place, celle qui est voulue par l’ordonnateur de toutes choses et qui constitue l’essence même du Bien unique à partir duquel tous les autres biens prennent de la valeur :  אדני 'El.

«Tous les hommes sont prédestinés à la béatitude avec Dieu, ou à la misère avec le démon »

Libre arbitre

 Est dit libre un être qui est principe de ses actes. Le problème de la liberté est explicitement mêlé à la question de l'acte volontaire et de la morale.  L'intellect, par son jugement, détermine si un objet est bon ou non, adapté à la situation, au sujet, etc., mais ce jugement est entièrement libre, absolument rien ne s'oppose à lui. Il s'agit du jugement rationnel, et non du jugement instinctif, qui lui est déterminé par la sensibilité. En effet, les passions et toutes les inclinations de la sensibilité ne déterminent pas totalement la volonté à aller dans un sens plutôt qu'un autre, puisqu'elles sont soumises à la raison : « Quant aux manières d’être surajoutées, ce sont les habitus et les passions, qui inclinent un individu dans un sens plutôt que dans l’autre. Toutefois ces inclinations elles-mêmes sont soumises au jugement de la raison. De plus, ces qualités en dépendent encore, par le fait qu’il nous appartient de les acquérir, en les causant ou en nous y disposant, ou encore de les rejeter. Et ainsi, rien ne s’oppose à la liberté de décision ». Par contre, l'Homme qui suivrait toujours ses désirs et ses passions ne pourrait pas être considéré comme libre puisqu'il agit en dehors du contrôle de la raison et est soumis à ses inclinations sensibles, purement déterminée physiologiquement.
Une fois que l'intelligence a délibéré sur l'objet, la volonté prend le relais. Elle est la cause efficiente de l'acte libre, car elle mène l'intention à sa fin. Et la volonté est libre parce qu'elle est libre de contrainte et de nécessité . Libre de contrainte car elle ne subit pas par nature de violence qui la font dévier de son inclination, et libre de nécessité sans quoi elle ne pourrait pas être louée ou blâmée : « L’Homme est libre ; sans quoi conseils, exhortations, préceptes, interdictions, récompenses et châtiments seraient vains ». La volonté est libre car elle dispose de la capacité à choisir. L'arbitre est un acte : le choix libre de la volonté.

29/12/2018

Les Vertus

Tout agissement humain repose sur des dispositions de l'âme que l'on appelle vertu. La vertu est un avoir  acquis et possédé durablement dans l'âme qui « favorise chez l'Homme le bon agir » et grâce auquel il atteint le bonheur et aide à l'adéquation raisonnable entre les fins et la nature humaine. C'est donc un « principe intérieur » des actes humains. Étant donné que les vertus sont indispensables pour le bon développement de la vie morale, et donc des biens qui va en découler, il est nécessaire de les inclure dans cette étude sur le bien de l'Homme. D'autant plus que la vertu est définie comme étant une bonne disposition de l'âme et comme ce qui rend bon : « la vertu est ce qui rend bon celui qui la possède », car la vertu est ce qui oriente durablement l'âme vers le bien.
Thomas d'Aquin distingue :
  • les vertus appétitives ou morales, qui sont dans la partie sensible (ou irrationnelle) de l'âme ;
  • les vertus intellectuelles, qui sont dans l'intellect, soit spéculatif, soit pratique ;
  • les vertus théologales, ou les dons du Saint-Esprit.
La vertu morale maintient l'Homme qui les possède dans le juste milieu entre différents états qui tiennent de sa sensibilité ; par exemple le courage est l'état de l'Homme qui n'est ni lâche, ni téméraire. Or ce milieu est celui qui convient à l'être humain . Ainsi les vertus morales ne peuvent se passer des vertus intellectuelles. Ainsi, l'agir vertueux est celui qui ordonne au bien parce qu'il est l'agir qui correspond le mieux à la forme substantielle de l'Homme qui est d'être une créature raisonnable. Le problème proprement moral de la distance entre l'Homme et sa nature humaine trouve sa solution (à mettre en pratique) dans la vertu : c'est en agissant vertueusement que l'Homme agit en homme, et agit donc bien.
Parmi les vertus intellectuelles, il y en a qui sont primordiales par rapport aux autres :
  • « l'intelligence » ;
  • « la sagesse » ;
  • « la simple intelligence » pour la partie spéculative de l'âme ;
  • « la prudence » pour la partie calculatrice de l'âme rationnelle.
Parmi les vertus morales se trouvent les vertus cardinales qui sont les suivantes :
  • la prudence ;
  • la justice ;
  • la fortitude (le courage) ;
  • la tempérance.
C'est la prudence qui est la principale des vertus cardinales, c'est la plus nécessaire au bon agir humain : « la prudence est la vertu la plus nécessaire à la vie humaine ».
Les vertus théologales sont ainsi dénommées parce qu'elles ont pour objet Dieu et qu'elles sont causées par Lui. Elles transcendent les simples possibilités de la nature humaine, car elles sont justement fondées sur Dieu : « les vertus intellectuelles et les vertus morales perfectionnent l'intelligence et l'appétit dans les limites de la nature humaine ; mais les vertus théologales, surnaturellement ». L'Homme ne saurait effectivement pas être renfermé sur lui-même alors qu'il est précieux à Dieu : la Grâce lui permet d'accéder à une pratique des vertus théologales, qui transcendent l'agir humain naturel.Il y a :
  • « la foi » dont l'objet est la Vérité révélée ;
  • « l'espérance » dont l'objet est la Béatitude éternelle ;
  • « la charité »  qui est l'amitié avec Dieu qui rend l'Homme participant de sa propre béatitude.

 «La vertu, commerce de bienfaits,est dictée à l'homme à la fois par le sentiment et par l’intérêt. »

 «  La vertu est une science sublime des âmes simples » 

« Que le luxe soit un signe certain des richesses et que deviendra la vertu, quand il faudra s'enrichir à quelque prix que ce soit ? » Le luxe conduit au développement des inégalités et à la dépravation des mœurs.

Morale

La nature dans sa totalité est entièrement tournée vers Dieu comme son principe, son fondement et sa fin dernière, et la Révélation identifie Dieu comme étant le Bien absolu ; l'être humain n'échappe pas à cet état de fait et toute réflexion morale doit s'inscrire dans cette dynamique métaphysique Il existe une continuité parfaite entre la morale et la métaphysique.
La créature raisonnable qu'est l'Homme dans le monde, en tant que système de choses, est prise dans cette dynamique qui part de Dieu comme en son principe et qui y retourne de façon rationnelle : c'est le mouvement où l'Homme provient de son Créateur et y retourne au moyen d'actes ordonnés à sa propre nature.
Dieu imprime donc une direction aux choses en les créant, et la direction imprimée à la créature raisonnable est de retourner à Dieu au moyen de leurs actions qu'ils choisissent eux-mêmes librement. C'est le choix de ces moyens corrélatifs à cette fin ultime qui constitue le propre de la science morale.
La possibilité naturelle d'accéder au bonheur, c’est-à-dire sans le secours surnaturel de la Grâce, bien que ce n'est pas sans ce secours que l'Homme peut accéder à un bonheur parfait en ce monde.
Ainsi, comme il y a une destinée surnaturelle de l'Homme, il y a aussi une destinée naturelle : cette destinée est le bonheur, et il consiste à bien agir, c'est-à-dire à agir selon sa nature propre, à se maintenir dans l'ordre naturel des choses, ordre qui ne peut qu'être bon puisqu'il est créé directement par Dieu.
C'est donc le rejet de toute artificialité, qu'elle soit individuelle ou collective, et une question d'adaptation de l'Homme à lui-même et au monde qui l'entoure : ce n'est que dans cette optique que l'Homme fera bien, car il ne tentera pas de se soustraire au gouvernement divin, mais bien plutôt à s'y adapter.

On doit être libre pour avoir une valeur morale. La liberté s'entend d'abord comme la non soumission à l'autorité d'autres hommes comme c'est le cas du pouvoir paternel ou du pouvoir du plus fort. On doute que la volonté seule puisse conduire les hommes à la morale. Les hommes ont besoin soit de grands législateurs ou d'éducateurs pour que la volonté s'oriente vers le bien tout en restant libre